Yuan : Fluc­tat nec mergi­tur

VinLa faible lati­tude de flot­te­ment de sa monnaie vaut à la Chine d’être pério­di­que­ment criti­quée sur cet aspect. Comme d’habitude ce sont les USA, pour­tant à l’origine de cette catas­trophe mondiale (lire docu­ment joint), qui se montrent les plus vindi­ca­tifs malgré des leçons de moins en moins crédibles.

Ne pas voir sa monnaie atta­quée par des vagues spécu­la­tives et plus ou moins orien­tées poli­ti­que­ment, tel est la ligne de conduite des respon­sables chinois qui viennent toute­fois d’accepter d’augmenter la marge de flot­te­ment du Yuan en la passant de 0,5 à 1 %. Si cette mesure est consi­dé­rée comme un progrès, elle ne satis­fait bien évidem­ment pas l’administration Obama pour qui il est plus aisé de tirer les autres nations vers le bas plutôt que de cher­cher des solu­tions à des problèmes majo­ri­tai­re­ment internes puisque liées comme ailleurs à des dépenses incon­si­dé­rées et donc très élec­to­rales.

Devant les diffi­cul­tés à déclen­cher un énième conflit mili­taire d’envergure permet­tant d’écouler les stocks d’armement et de remplir ainsi les poches de ses spon­sors, il faut donc trou­ver ailleurs la matière permet­tant de stabi­li­ser un édifice commen­çant à s’effriter. Le projet d’une banque concur­rente de celle gérée par les USA et ses alliés sage­ment alignés qui serait alimen­tée par les pays émer­gents, la Chine multi­pliant les swaps de conver­ti­bi­li­té du Yuan est autant de menaces qui à terme pèsent sur un dollar dont l’aspect réfé­ren­tiel appa­rait de moins en moins évident. Si certaines nations entre­voient la nais­sance d’une nouvelle valeur utili­sée comme réfé­rence, cet accou­che­ment a peu de chances de se faire sans douleur, du moins pour ceux tombés dans la toile d’araignée tissée après la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Comme lors de toute gros­sesse, le déve­lop­pe­ment du fœtus provoque quelques vomis­se­ments et c’est à l’un d’eux que la Chine vient de remé­dier en desser­rant cette cein­ture jugée trop contrai­gnante par la future maman déjà agacée de cette gesta­tion non dési­rée. Ce geste suffira-t-il à redon­ner le sourire à des diri­geants pas toujours respon­sables de leurs actes ? Sans doute pas tant il est toujours diffi­cile d’accepter ses propres erreurs.

Le flot­te­ment géné­ra­li­sé des monnaies