Vous achè­te­rez bien une voiture Chinoise ? Non, merci !

étrangéresUn de mes voisins venant d’acheter une voiture de marque étran­gère (Honda), je lui ai deman­dé pour­quoi il n’avait pas choi­si un véhi­cule 100 % Chinois :

« J’en achè­te­rai une le jour où les offi­ciels et les grands patrons auront confiance dans les marques de leur propre pays. S’ils roulent en voitures étran­gères, c’est qu’il y a une raison »

Il est certain que nous ne sommes pas près de voir en France les ministres ou autres offi­ciels être véhi­cu­lés dans d’autres marques que celles origi­naires de l’hexagone, et ce parti­cu­la­risme de la Chine n’est guère fait pour valo­ri­ser l’image des construc­teurs locaux. Même les services admi­nis­tra­tifs d’état ne se mettent que lente­ment à troquer leur vieille Santa­na incre­vable contre le dernier modèle sorti des usines chinoises. Il faut toute­fois savoir que dans bien des cas, ces produc­tions sont le fait de joint-venture, ce qui peu lais­ser croire à un reste de senti­ment natio­na­liste, sans pour cela pous­ser la plai­san­te­rie jusqu’à se doter d’un parc auto­mo­bile 100 % Chinois.

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Marques en joint-venture

Ces véhi­cules sont-ils si médiocres que cela ? Sans doute que non, mais comme dans d’autres domaines les clichés ont la vie dure et l’image de mauvaise quali­té des voitures chinoises en est une des illus­tra­tions les plus voyantes. De plus, la quan­ti­té de marques locales crée une certaine confu­sion dans les esprits, de nombreux futurs ache­teurs ne sachant pas exac­te­ment qui fabrique quoi sous les plus de quarante noms de socié­tés présentes sur le marché. Pour ajou­ter un peu plus de confu­sion dans ce parc auto­mo­bile déjà confus, de nombreux respon­sables locaux ont fait « la danse du ventre » devant certains construc­teurs pour que ceux-ci installent une simple unité d’assemblage, et ce dans le seul but de voir le nom de leur région asso­ciée à une marque de véhi­cules. Si Guangxi Auto­mo­biles n’existe pas, c’est unique­ment parce que le gouver­ne­ment central a refu­sé de voir s’implanter Dong­feng Motors qui avait été pres­sen­ti pour s’installer dans la capi­tale indus­trielle de la région qu’est Liuz­hou, déjà pour­vue de plusieurs unités de fabri­ca­tion de la socié­té Wuling.

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Marques Chinoises

Si le prix est un facteur déter­mi­nant pour l’achat, le manque de visi­bi­li­té des marques locales en est un autre, le snobisme ambiant faisant ensuite la diffé­rence pour l’acheteur qui choi­si­ra bien souvent le modèle bas de gamme d’une marque connue au détri­ment d’un construc­teur local propo­sant pour­tant des modèles plus évolués pour le même prix. Les marques locales sont, du moins pour l’instant, celles des budgets modestes, mais aussi celles des personnes pour qui le paraître passe derrière les réels besoins. Il faut en effet rappe­ler que la voiture est avant tout un moyen de dépla­ce­ment et non un élément prou­vant une quel­conque richesse que celle-ci soit finan­cière ou cultu­relle, ceci étant loin de ne concer­ner que la seule nation chinoise.

Si certains pensent que cet avis est dicté par le fait que je suis proprié­taire d’un véhi­cule chinois, ils se trompent, car tant qu’il y aura dans ce pays des moyens de commu­ni­ca­tion aussi nombreux que l’avion, le train et les bus, je n’achèterai jamais une voiture qu’elle soit d’origine chinoise ou étran­gère. Le seul moyen de me faire chan­ger d’avis, serait une évolu­tion notable de la manière de conduire, ce qui n’est visi­ble­ment pas à l’ordre du jour.