Volks­wa­gen : pas de 100 % Chinois avant plusieurs années

Pas plus en Chine qu’ailleurs un véhi­cule auto­mo­bile n’est 100 % loca­li­sé. Cela peut aller de la concep­tion à la fabri­ca­tion de certaines pièces spéci­fiques, ce que le raz de marée au Japon a large­ment mis en lumière. Si en Chine certains modèles atteignent aujourd’hui de forts taux de loca­li­sa­tions, d’autres d’une même marque demandent à ce que certaines pièces sensibles soient impor­tées des pays dispo­sant du savoir-faire.

Il en est ainsi pour Volks­wa­gen dont les Santa­na et Mago­tan dont les éléments proviennent à 95 % de Chine. Si ce taux semble élevé, les 5 % restants repré­sentent toute­fois un cinquième du coût de revient du véhi­cule, les pièces les plus complexes et donc les plus chères étant toujours impor­tées. D’après les respon­sables de la firme Alle­mande, il faudra encore plusieurs années avant que des entre­prises locales parviennent à produire de manière indus­trielle ces 5 % dont la quali­té ne peut être bradée au prix d’une meilleure renta­bi­li­té.

Ces 20 % de baisse seraient pour­tant les bien­ve­nus sur un marché de plus en plus concur­ren­tiel devant de plus faire face à un tasse­ment de la demande. Malgré cette pres­sion repo­sant sur les épaules de la firme alle­mande, celle-ci ne semble pas déci­dée à ternir une image de marque acquise sur le long terme, mais pouvant rapi­de­ment se ternir si la quali­té venait à s’éloigner des espé­rances de la clien­tèle.