Vins et spiri­tueux : les consom­ma­teurs chinois moins moutons

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pernodLa tendance s’est amor­cée l’an dernier avec une chute de 10 à 15 % des ventes de Bordeaux. La consom­ma­tion de vins impor­tés ne s’est pas pour autant effri­tée (+9,6 %), les Chinois se tour­nant vers des produits moins chers comme ceux prove­nant d’Australie et d’Espagne. Long­temps choi­si sur la base de la seule prove­nance, le vin entre aujourd’hui davan­tage dans les habi­tudes de consom­ma­tion avec des origines plus diverses.

Un exemple est ici le rayon des vins d’un super­mar­ché. Long­temps mises en avant en garnis­sant l’essentiel des gondoles, les étiquettes de Bordeaux ont été relé­guées au second rang derrière des bouteilles de vin prove­nant d’Australie et du Chili. Seuls resca­pés de ce nettoyage, les vins fran­çais à « bas prix » comme ceux du Langue­doc Roussillon.

Côté spiri­tueux et alcools forts, Pernod Ricard s’attend à une chute verti­gi­neuse de ses ventes en Chine. Nombreux sont les distri­bu­teurs qui ont préve­nu d’une demande en forte baisse sur les alcools les plus chers. 80 % de moins sur les bouteilles à plus de 2000 yuans – 45 % sur les produits inter­mé­diaires sont les prévi­sions qui ont pous­sé Exane BNP Pari­bas à dégra­der la socié­té fran­çaise, l’action perdant ensuite plus de 2 %. D’après plusieurs analystes, le cas de Pernod Ricard ne serait qu’un parmi d’autres à venir. Sans doute faut-il égale­ment prendre en compte les effets de la campagne anti-corruption, une bonne partie de ces achats étant le fait de respon­sables poli­tiques utili­sant l’argent public.