Valls on the moon, reprise PS de « Lundi on rase gratis »

Lors de sa décla­ra­tion de poli­tique géné­rale, Manuel Valls s’est inspi­ré du titre des Cramps « Rock on the moon » en y ajou­tant un fond de « Chaud cacao » rendu célèbre par Annie Cordy. Avec deux titres réchauf­fés, le résul­tat ne pouvait être qu’un énième remix du tout aussi célèbre « Lundi on rase gratis », hymne commun de la classe poli­tique. Aucune recette nouvelle ne vient faire passer le goût amer des zestes de déma­go­gie, ce qui ne peut donner qu’une soupe insipide.

Réfor­mer les réformes, promettre des réduc­tions de charges sociales alors que les régimes sociaux sont en grande diffi­cul­té sont parmi les effets de manche d’un premier ministre par inté­rim dont le seul objec­tif est une nomi­na­tion aux Césars de 2017. Ména­ger la chèvre et le chou est le rythme impo­sé jusqu’à cette date au nom des alliances élec­to­ra­listes, ce besoin pres­sant ne pouvant qu’ignorer les vrais problèmes des Français.

Hier, Manuels Valls s’est auto­pro­pul­sé en orbite géosta­tion­naire en promet­tant un voyage de rêve vers la lune. La fusée PS a ayant le plus grand mal à quit­ter la terre du fait de la pesan­teur de sa struc­ture vieillotte, ce vol inha­bi­té d’idées nova­trices ne peut que se résu­mer à un feu d’artifice fait de pétards mouillés. Il n’y avait rien à attendre de ce discours de foire, les suppo­sés dissi­dents du PS ayant préfé­ré garan­tir leurs rému­né­ra­tions pour les trois ans à venir plutôt que de venir trou­bler une fête proche de celles orga­ni­sées lors d’un enter­re­ment. Seuls se sont amusé les dépu­tés de l’UMP, grands enfants chahu­tant aux frais des contri­buables en rêvant de leur prochain embar­que­ment à bord de la navette élec­to­rale de 2017