Une fleur pour s’occuper des Fran­çais à l’étranger

Un des rares cadeaux du gouver­ne­ment Valls est la nomi­na­tion de Fleur Pelle­rin au Commer­ce exté­rieur, au touris­me et surtout char­gée de veiller sur nous, les Fran­çais de l’étranger. Pour­quoi un cadeau ? Parce que l’on aurait pu aussi bien héri­ter d’Harlem Désir.

Pour le reste, il faudra voir à l’usage sans trop se faire d’illusion. Fleur Pelle­rin est sans doute compé­ten­te dans certains domai­nes, mais doit sans trop de doute être plus exper­te dans le touris­me que dans le commer­ce inter­na­tio­nal. Pour ce qui est des Fran­çais à l’étranger, son origi­ne coréen­ne n’influera guère son action puis­que Fleur Pelle­rin a été adop­tée par une famil­le fran­çai­se alors qu’elle n’avait que 6 mois. Entre ses études à l’ESSEC et aujourd’hui, vingt ans se sont écou­lés et le commer­ce inter­na­tio­nal a bien chan­gé depuis. Son passa­ge à l’ENA n’a rien arran­gé en la moulant dans un systè­me ayant produit la plupart des diri­geants poli­ti­ques de gauche et de droi­te avec les résul­tats que l’on sait.

Fleur Pelle­rin était toute­fois appré­ciée chez les profes­sion­nels du numé­ri­que. Ce domai­ne a été repris par l’improductif Arnaud Monte­bourg, le même qui donne ses confé­ren­ces de pres­se assis dans sa voitu­re. Pour ma part, je l’aurai nommé minis­tre du marke­ting person­nel tant ses inter­ven­tions n’ont qu’un objec­tif qui est de satis­fai­re son ego.

Pour en reve­nir à Fleur Pelle­rin, ses déci­sions ne pour­ront être que celles d’un haut fonc­tion­nai­re et par consé­quent souvent décon­nec­tées de la réali­té de terrain. On pour­rait se dire qu’il n’y a au pire que 3 ans à souf­frir, mais ceux qui se présen­tent pour pren­dre la suite ne valent pas mieux.