Une campagne contre les emplois fictifs des étran­gers

mainEn paral­lèle des contrôles visant à repé­rer les étran­gers rési­dants illé­ga­le­ment en Chine, les auto­ri­tés vont prochai­ne­ment procé­der à de nombreuses véri­fi­ca­tions concer­nant les permis de travail déli­vrés aux non-Chinois. Ce serait ainsi plusieurs milliers d’étrangers qui béné­fi­cie­raient d’emplois fictifs dans des entre­prises locales ou non. Une fois le contrat vali­dé et le visa Z déli­vrés, certains de ces expa­triés sont inscrits sur les listes du person­nel sans pour cela y exer­cer la moindre acti­vi­té.

Au nom de la « soli­da­ri­té natio­nale » ou échange de sommes d’argent, ces faux contrats sont parti­cu­liè­re­ment fréquents dans les grandes villes où la densi­té d’expatriés est impor­tante. Ce sont donc en premier lieu Pékin, Shan­ghai et Guangz­hou qui vont être passés au peigne fin, ainsi que diverses zones indus­trielles très fréquen­tées par les étran­gers.

Si pour les expa­triés pris dans les mailles c’est l’expulsion plus ou moins immé­diate et le « black­lis­tage», les sanc­tions pour les entre­prises employant cette main-d’œuvre fictive iront de la ferme­ture à de lourdes amendes. Asso­cié aux mesures visant les « sans-papiers », les auto­ri­tés chinoises semblent dési­rer « nettoyer » leur pays des personnes y rési­dant illé­ga­le­ment, ce qui a aussi pour fina­li­té de limi­té le nombre d’étrangers à une époque où la baisse de l’activité pointe le bout de son nez, en Chine comme ailleurs.