Ultra-gauche : appel­la­tion d’origine déma­go­gi­que

nantesComment quali­fier des voyous n’appartenant pas à l’extrême-droite ou à des grou­pes « néona­zis » ? C’est cette ques­tion que s’est posée le minis­tre de l’Intérieur après les inci­dents surve­nus à Nantes. Les élec­tions muni­ci­pa­les appro­chant, la quali­fi­ca­tion se devait d’être assez nuan­cée pour ne pas frois­ser les élec­teurs alignés derriè­re les derniers péta­les de la rose.

L’extrême-droite étant régu­liè­re­ment nommée lors de ce genre de sacca­ges, la « logi­que géomé­tri­que » aurait été de clas­ser ces casseurs dans l’extrême-gauche. Seule­ment voilà, cet aile­ron du PS, sorte de fille cachée de Mitter­rand, repré­sen­te quel­ques dizai­nes de milliers de voix.

C’est par consé­quent à l’extrême de l’extrême-gauche que Manuel Valls est allé jouer les équi­li­bris­tes en quali­fiant les casseurs de membres de l’ultra-gauche. De cette maniè­re, le nombre d’électeurs poten­tiels visés par les criti­ques du minis­tre se trou­ve réduit à sa plus simple expres­sion. Une claque à ceux qui trou­vent le parti au pouvoir sans imagi­na­tion …