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La démo­cra­tie, c’est d’être réélu

« La démocratie, c’est d’être réélu », cette phrase signée d’un grand homme politique du XXIe siècle n’est que le reflet d’un système perverti par les mêmes qui en vivent, ne prenant même plus la peine de se cacher. Cette phrase, émanant de Nicolas Sarkozy ne choque même pas les Français qui voient dans leur Panurge la marionnette vaudou qu'ils transpercent d’aiguilles afin de conjurer les mauvais sorts qui s’acharnent sur eux.Ces quelques mots tirés d’une déclaration ayant pour but de critiquer ses homologues encensent par contre le pire des chefs d’état européen qu’est Berlusconi et qui semble être devenu le mentor du chef de file français. Il est vrai que les ressemblances sont nombreuses entre ces deux hommes assoiffés de pouvoir et pour qui le peuple n’est qu’un moyen d’arriver à ses fins personnelles.
Amorcée par le populisme mitterrandien, pour qui une promesse ne valait que pour celui qui l’avait faite, ce phénomène s’accentue sous le regard embrumé d’un peuple qui commence juste à ouvrir les yeux après avoir trop longtemps rêvé qu’il était encore un des centres du monde . On essaye d’y croire, mais le cœur n’y est visiblement plus tant il devient de plus en plus évident que ce système est tant usé qu’il doit recourir à des artifices médiatiques afin d’assurer sa survie.
Notre classe politique est en fait hautement démocratique car amorphe, représentant ainsi l’état d’esprit d’une population qui commence enfin à se demander quel est son avenir et où les messages subliminaux d’autosatisfaction ont de plus en plus de mal à être persuasifs.Elu pour lutter contre l’insécurité quand nous avions besoin d’un économiste, le coq gaulois n’a même pas été capable de remplir cette tâche et la pression du « Karcher » semble avoir notablement été remplacée par celle d’un arrosoir qui essaye, avec sa capacité réduite, de donner à boire à quelques fleurs amies qui demeurent les seules présentables au milieu de ce parterre flétri.
Malgré un acharnement thérapeutique qui ne sauve que les médecins qui le prodiguent, la France sombre lentement dans un coma irréversible que l’on dissimule à la famille du malade sous le couvert d’une épidémie mondiale. Cette maladie est malheureusement congénitale et ne peut être guérie que par l’ouverture d’esprit et non l’autotransfusion qui fait que notre classe politique est dans l’incapacité de se renouveler, pratiquant encore la saignée comme cela était le cas des siècles auparavant. Cette consanguinité politique, qui affaiblit le pays en créant des dirigeants anormaux, ne peut donner naissance à un espoir sans un sang neuf qui ne viendra que par un changement d’état d’esprit balayant les certitudes du passé au bénéfice d’une vision plus large de l’avenir.
Le malade est mourant même si quelques charlatans lui prédisent encore un avenir serein dans le seul but d’empocher le montant des consultations et il est plus que temps de changer d’officine si l’on veut encore sauver ce qui reste d’une nation qui avant longtemps n’en aura même plus le nom.