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Vous connais­sez l’hymen en plas­tique ? Essayez le réno­va­teur de mora­li­té

Il y a quelque temps, je lisais un article sur un produit chinois un peu particulier qui consiste en un kit permettant aux femmes de se refaire artificiellement une virginité. Ce kit, fabriqué par la société Gigimo permet,  en ajoutant les quelques gémissements d’usage,  de faire croire à son partenaire qu’il s’agit de sa première expérience sexuelle, ce qui se révèle vital dans certains pays ou religions. Si ce kit peut se révéler d’une grande utilité en sauvant un honneur aussi artificiel que l’hymen qu’il remplace, ce genre de produits n’est en fait qu’une pâle copie d’un principe adopté par bien des nations, et qui permet également de se refaire une virginité à peu de frais, histoire d’être plus présentable en société. S’il est difficile de trouver l’origine première de cette invention, tant les utilisateurs ont été nombreux, certains pays l’ont utilisé durant des siècles, et l’utilisent même  encore souvent. S’il est en effet fait grief à la Chine d’un certain nombre d’infidélités, ces critiques ont majoritairement  pour origine des personnes ayant, parfois même à plusieurs reprises, utilisé le kit de « reverginisation ». Toutefois, et comme dans certains milieux de la « haute bourgeoisie » où tromper son mari ou sa femme fait partie du standing lié à son origine sociale, on se garde bien de s’en faire la remarque entre « gens du beau monde », préférant critiquer la vie dissolue de son voisin ou de sa femme de chambre, tout en s’envoyant régulièrement en l’air dans la chambre d’un hôtel  5 étoiles. Parmi ces « bourgeoises » s’étant fait « recoudre la peau », la France n’est pas en reste avec de nombreux coups de canif à la fidélité, ce qui ne l’empêche pas, telle une vieille prostituée sur le déclin, de donner des leçons de bonnes mœurs à des jeunes filles à  qui elle reproche bien plus leur âge que de ne pas respecter certaines règles qu’elle s’est elle-même bien gardée de respecter par le passé. Sans parler en effet de la fort longue période où un être humain autre que blanc était considéré comme un sous-homme, où même de l’abbé Grégoire lançant en 1794 non pas une énième guerre de religion, mais un combat afin d’éradiquer toute langue autre que le Français, il faut tout de même relever que la « Dame France » n’a guère brillé par un respect  démesuré du texte sur les droits de l’homme dont elle s’enorgueillit de nos jours. Afin de ne pas être totalement désagréable, je vous passe la période révolutionnaire, la France comme la Chine ayant connue son époque de terreur et de "guillotinage" en grande série, tout en précisant que ce godemichet tranchant était encore utilisé en 1977, la peine elle-même n’ayant été abolie qu’en 1981, ce qui a permis à certains d’utiliser ensuite le kit cité « en introduction ». Là où aujourd’hui on reproche aux autorités Chinoises les méfaits culturels d’une sinisation forcée, la Bretagne de 1925 était parsemée de panneaux du genre : « Il est interdit de parler Breton et de cracher par terre », le second point ayant son importance en Chine où même la dictature n’en est pas arrivée à légiférer sur ce point, même si cela est parfois regrettable. Toujours des années après l’élaboration du texte sur les droits de l’homme, nombreux étaient les enfants qui travaillaient dans les mines, le secteur du textile. Ce n’est qu’en 1845 qu’aura lieu le premier débat sur ce sujet, et qu'une loi interdisant le travail pour les enfants de moins de seize ans sera votée en 1959, son application définitive n'intervenant toutefois qu’en 1967, soit 178 ans après la rédaction du célèbre texte rendant les hommes enfin respectables quelque soit leurs origines sociales. Je vous fais également cadeau des guerres d’Indochine et d’Algérie, sortes de Tibet et de Xinjiang Français, où là encore le « kit miracle » semble avoir fait l’effet escompté dans les mémoires sélectives de certains. Un petit mot tout de même sur la Nouvelle-Calédonie dont les derniers Kanaks survivants pourront, faute d’autre choix, se prononcer en faveur d’un maintien dans l’empire colonial Français le territoire Français en 2018 ou 2020, soit 157 ans après leur annexion par l’armée libératrice de France, ce qui en passant laisse une bonne marge au gouvernement Chinois pour régler certains de leurs problèmes. Ce qui s’avérerait donc intéressant pour la Chine, et ce bien plus que pour les domaines du nucléaire civil ou du transport ferroviaire, serait de demander un transfert de technologie concernant ce produit miraculeux dont la France n’est pas, et de loin, la seule détentrice du brevet, et qui consiste non pas en un bout de plastique donnant l’impression de la virginité, mais en cette espèce d’éponge qui a pour fonction d’effacer les fautes du passé et qui donne ainsi cette impression de fraîcheur virginale propice à des élans humanistes universellement reconnus. Grâce à cet ustensile, dont on ne sait l’exacte provenance, mais qui semble être originaire des pays dits riches actuellement, la Chine pourrait ainsi se promener sans risques au milieu de ces jardins  fleuris par le jardinier au joli nom de démocratie, celui-ci faisant également office de chauffeur de maître, de cuisinier,  de valet de chambre et de tant d’autres fonctions que plus grand monde n’arrive même à définir exactement la réalité de ses attributions. Ce personnage multifonction, et par conséquent très économique en termes de valeurs morales, semble être  le successeur de l’éponge magique quelque peu dépassée technologiquement. Il  a  de plus l’avantage de pouvoir être mis à toutes les sauces du fait de son adaptabilité à toutes les situations ou notions de liberté individuelle. Parfaitement présentable grâce à l’interchangeabilité de ses costumes, il peut répondre à toutes les attaques par une simple phrase : «  Je suis une démocratie », ce qui a pour effet non pas de retrouver sa virginité, mais de fermer la porte à toute intrusion jugée malveillante. Éponge magique et emploi à fortes doses du mot démocratie, voilà qui semble être la recette idéale pour se forger tant une bonne réputation qu’une barrière infranchissable par toutes critiques, ces deux éléments ayant pour effet de rendre comme neuves  un certain nombre de nations passablement usagées, et qui comme par miracle retrouvent un tel brillant qu’elles deviennent les références incontournables, ce qui n’empêche toutefois pas de se méfier des contrefaçons qui ne sont pas dans ce cas là originaires de Chine.