Shin­zo Abe en Euro­pe et en famil­le

731Le premier minis­tre japo­nais est en visi­te offi­ciel­le en Euro­pe pour y rencon­trer plusieurs membres du même club. Chapeau­té par les USA, ce cercle d’amis entre­tient d’étroites rela­tions écono­mi­ques tout en parta­geant une vision commu­ne du monde. Celle-ci se résu­me à une supé­rio­ri­té héri­tée où il est logi­que d’exploiter les races infé­rieu­res. Si certains pays comme la Fran­ce ont le plus grand mal à assu­mer les zones noires de leur histoi­re, les diri­geants japo­nais restent les cham­pions du néga­tion­nis­me.

Il y a un an, la photo du premier minis­tre japo­nais assis dans le cock­pit d’un chas­seur a eu un effet dévas­ta­teur sur les rela­tions déjà tendues avec la Chine, mais égale­ment avec la Corée du Sud. Le problè­me n’était pas tant le sous-entendu guer­rier expri­mé au travers de cette photo, mais bien plus le chif­fre inscrit sur l’avion. Le labo­ra­toi­re japo­nais de recher­che scien­ti­fi­que char­gé de tester de nouvel­les armes chimi­ques lors de l’occupation de la Chine avait en effet pour iden­ti­fiant le « 731 ». Bien évidem­ment le hasard n’est pour rien dans cette provo­ca­tion, ce même si elle n’est peut-être pas direc­te­ment impu­ta­ble à Shin­zo Abe, son entou­ra­ge comp­tant de nombreux nostal­gi­ques de l’Empire du grand Japon.

Ce que certains médias occi­den­taux ont aima­ble­ment quali­fié de gaffe vient s’ajouter à de nombreu­ses autres. Il en est ainsi de la décla­ra­tion du maire d’Osaka expli­quant que les femmes de récon­fort étaient à l’époque néces­sai­re à la disci­pli­ne dans l’armée japo­nai­se ou les fréquen­tes visi­tes au sanc­tuai­re de Yasu­ku­ni.

Malgré ces déri­ves qui seraient jugées inac­cep­ta­bles si elles venaient d’un des rares pays non-alignés derriè­re la banniè­re étoi­lée, le Japon conser­ve son aura intac­te auprès d’un occi­dent aussi « ikéba­na­li­sé » qu’américanisé, le second aspect impo­sant le premier. Pour les diri­geants japo­nais actuels, le peuple chinois et coréen n’a guère évolué entre les années 40 et la pério­de actuel­le en demeu­rant au niveau de sous-hommes. Cette certi­tu­de d’appartenir à une race supé­rieu­re expli­que égale­ment les excel­len­tes rela­tions entre pays pour qui l’esclavage a long­temps été une fier­té.

Si la ques­tion des droits de l’homme en Chine n’est plus abor­dée à l’occasion des visi­tes offi­ciel­les depuis que de nombreux touris­tes chinois vien­nent en Euro­pe pour y ache­ter des produits de luxe, celle concer­nant le néga­tion­nis­me affi­ché par le gouver­ne­ment japo­nais reste­ra au fond du tiroir.

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