Remise des Napalms d’or : les prin­ci­paux nomi­nés

Meilleurs FilmsDans quelques jours aura lieu à Tripo­li la tradi­tion­nelle remise des Napalms d’or récom­pen­sant les meilleurs films en concours. Cette mani­fes­ta­tion mondiale orga­ni­sée par l’ONU se déroule sans inter­rup­tion depuis le lende­main de la Deuxième Guerre mondiale et se déroule dans la ville la plus en vue du moment.

Bien que le palma­rès final ne soit pas encore connu, Reflets de Chine a pu se procu­rer en exclu­si­vi­té une partie de la liste des nomi­nés. Si peu de surprises sont à attendre, cette année voit le retour de quelques acteurs fran­çais parmi les éven­tuels vain­queurs, signe promet­teur d’un renou­veau atten­du depuis long­temps. La signa­ture d’un contrat entre la France et les produc­tions de l’OTAN semblent en effet remettre en selle un pays dont certains acteurs sont aussi talen­tueux que leurs homo­logues améri­cains, mais qui manquait cruel­le­ment de cette puis­sance de promo­tion deve­nue de nos jours une arme incon­tour­nable.

Voici donc la liste partielle des nomi­nés :

Dans la caté­go­rie science-fiction, c’est sans conteste « La résur­rec­tion de Ben Laden » produit par la CIA qui devrait l’emporter.

Côté film de guerre, « Chérie, j’ai reco­lo­ni­sé le Magh­reb » des studios OTAN sera en compé­ti­tion avec le long métrage anglais « BP, Brigade pétrole » ainsi que la produc­tion fran­çaise « Total, je reviens te cher­cher ». Le choix final devrait se révé­ler être un cas de conscience pour le jury tant des liens étroits unissent ces trois acteurs majeurs.

En ce qui concerne le prix du meilleur montage, c’est encore la CIA qui devrait rece­voir le prix avec sa série sorti ce prin­temps : « L’odeur de la poudre et du jasmin ». Basée sur un scéna­rio pour­tant ancien, cette super­pro­duc­tion a su utili­ser les dernières tech­niques d’effets spéciaux basées sur les réseaux sociaux.

Pour ce qui est du prix du meilleur acteur, il sera diffi­cile au jury de ne pas récom­pen­ser Barack Obama pour ses rôles dans « la résur­rec­tion de Ben Laden » cité plus haut, mais aussi pour « Je n’ai pas d’argent, mais je dépense », une drama­tique ayant tenu le monde en haleine durant des mois.

Un duel dont le gagnant est bien diffi­cile à déter­mi­ner est celui oppo­sant deux acteurs surdoués dans ce domaine pour­tant habi­tuel­le­ment discret qu’est celui du porno. Silvio Berlus­co­ni sera en effet en compé­ti­tion avec DSK, l’un jouant dans « Orgie à tous les étages » et l’autre dans « La bonne me pompe » réali­sé dans les studios Sophie Tel.

Le prix du meilleur second rôle devrait reve­nir à Alain Juppé pour sa parti­ci­pa­tion dans « Je veux jouer dans la cour des grands » de Nico­las Sarko­zy. Malgré les irréa­lismes trop fréquents, ce film demeure une des meilleures produc­tions fran­çaises, il est vrai en raison de la médio­cri­té des autres réali­sa­tions.

La récom­pense du meilleur éclai­rage pour­rait se voir attri­buée au Figa­ro en raison de ses coups de projec­teurs biai­sés dans le docu­men­taire « Comment la Chine a espion­né Renault ». Cette histoire bien que rocam­bo­lesque repose en effet sur les seuls éclai­rages de ce média qui porte à bout de bras une histoire alam­bi­quée où les rebon­dis­se­ments sont bien trop conve­nus. Ce film réali­sé par Carlos Ghosn pour­rait quant à lui rece­voir la récom­pense du meilleur navet.

Cette année verra l’attribution d’un nouveau prix décer­né au pays le plus criti­qué au cours des derniers mois. Là, aucune surprise à attendre puisque la Chine ne cara­cole en tête du clas­se­ment, relé­guant ses concur­rents à de simples places de faire-valoir. Une juste récom­pense donc pour un pays ainsi systé­ma­ti­que­ment décrié.

Voilà donc les quelques réali­sa­tions qui devraient être récom­pen­sées lors de cette édition des Napalms d’or dont les prix seront distri­bués cette année sous forme de barils de pétrole et de contrats de recons­truc­tion. Une bien belle mani­fes­ta­tion comme on aime­rait en voir plus souvent …