Relance du secteur auto­mo­bile : les marques chinoises en prio­ri­té

Le gouver­ne­ment chinois s’apprête à mettre en place une série de mesure visant à relan­cer la produc­tion de produits affec­tés par la baisse des expor­ta­tions. Deux secteurs d’activité sont prin­ci­pa­le­ment ciblés qui sont le petit élec­tro­mé­na­ger et les véhi­cules auto­mo­biles d’une cylin­drée infé­rieure à 1,3 litre. Ces remises à venir ne concer­ne­ront toute­fois que les personnes vivant dans les zones rurales, clien­tèle repré­sen­tant toute­fois un fort poten­tiel, mais qui n’a que très peu accès à ces produits compor­tant des semi­con­duc­teurs, puces et autres circuits infor­ma­tiques, élevant du coup le prix d’achat.

À l’image de la remise de 13 % insti­tuée il y a quelques années qui permet à ces popu­la­tions rurales de réali­ser des écono­mies sur l’achat de télé­vi­seurs ou clima­ti­seurs, les petits appa­reils élec­tro­mé­na­gers devraient sous peu venir amélio­rer le quoti­dien de nombreuses familles rurales. Pour ce qui est du secteur auto­mo­bile, les auto­ri­tés chinoises veulent visi­ble­ment relan­cer leurs propres produc­tions en écar­tant les modèles moyens et haut de gamme. Si ceux-ci sont il est vrai encore souvent finan­ciè­re­ment hors de portée des familles d’agriculteurs, c’est aussi une manière de proté­ger son propre secteur auto­mo­bile sans s’attirer les foudres de l’OMC.

Si les petites cylin­drées chinoises produites par Geely , Wuling et autres construc­teurs locaux devaient large­ment béné­fi­cier de ces aides, c’est avant tout parce que certains concur­rents sur ces gammes sont d’origine japo­naise, ce qui n’est guère à la mode en cette période de tension entre les deux pays. À l’heure actuelle le montant des remises n’est pas encore offi­ciel­le­ment fixé, mais devrait se situer aux alen­tours de 15 %. De la même manière que les remises consen­ties sur le gros élec­tro­mé­na­ger ont été un déclen­cheur pour de nombreux achats, ce nouveau train de déduc­tion devrait rencon­trer un certain succès auprès d’une clien­tèle moins visible que celle de la classe moyenne, mais qui par la quan­ti­té repré­sente un poten­tiel non négli­geable.