Reflets de Chine bien­tôt de retour

[dropcap]C[/dropcap]omme dans la chan­son « déshabillez-moi », ce sera « pas trop vite » et « pas tout de suite », mais Reflets de Chine va reprendre du service. Pas ques­tion toute­fois d’un rythme quoti­dien comme par le passé, mais d’une actua­li­sa­tion hebdo­ma­daire.

Si de nouvelles rubriques vont progres­si­ve­ment appa­raître, le fond reste le même avec toujours la même volon­té de présen­ter une Chine authen­tique, c’est-à-dire celle qui n’est pas passée par le moule forma­teur des médias occi­den­taux (ou chinois) et de leurs ouvriers quali­fiés du secteur jour­na­lis­tique.

En deux ans, la Chine a profon­dé­ment chan­gé tant d’un point de vue cultu­rel qu’économique. Après les années de folies ayant davan­tage profi­té aux expor­ta­teurs étran­gers qu’à la popu­la­tion, les Chinois ont assi­mi­lé de nombreuses choses sur divers plans. En paral­lèle, certains gènes cultu­rels ont refait leur appa­ri­tion, ce mélange de deux ingré­dients donnant des résul­tats parfois éton­nants et souvent déto­nants.

Cette « nouvelle » Chine est-elle meilleure que la précé­dente ? Sous certains aspects, indé­nia­ble­ment oui. Sous d’autres, il appa­raît clai­re­ment que ce qui reste de la culture chinoise mélan­gée à celle de consom­ma­tion impor­tée d’Occident est incom­pa­tible. Souvent diffi­cile à comprendre pour un étran­ger, cette Chine n’a jamais autant appli­qué la philo­so­phie du Yin et du yang, les deux éléments étant de moins en moins souvent complé­men­taires pour donner une puis­sante oppo­si­tion de style de vie.

Concer­nant la Chine sur la scène inter­na­tio­nale, ce pays occupe de plus en plus d’espace. Cette présence est d’autant plus aisée que les USA et surtout l’Europe voient leur hégé­mo­nie histo­rique s’effriter par manque de renou­vel­le­ment de leur classe poli­tique et de popu­la­tions majo­ri­tai­re­ment sans idées autres que celles visant à préser­ver leur confort. Un exemple marquant est les candi­dats aux élec­tions améri­caines et fran­çaises. « Faire du vieux avec des vieux » semble être le slogan unique de ces pays dont les élec­teurs ont héri­té de la démo­cra­tie, mais en ne sachant pas quoi en faire après avoir oublié de quoi il s’agit.

Cette place libé­rée ne l’est pas restée long­temps, Chine et Russie venant occu­per ce terrain vague en l’aménageant à leur guise sous l’œil d’anciennes puis­sances sur un déclin en grande partie dû à la consan­gui­ni­té poli­tique. La gauche et la droite fran­çaise, anciens réser­voirs de la démo­cra­tie, sont deve­nues des maisons de retraite déla­brées où les pension­naires orga­nisent des soirées dansantes pour finan­cer le coût de l’entretien. Les puis­santes lampes du Siècle des Lumières ont été rempla­cées par des LED’s « Made in China », plus effi­caces et écono­miques.

Pour les Chinois, cette dispa­ri­tion progres­sive des cultures occi­den­tales se présen­tant comme des réfé­rences s’accompagne d’effets inat­ten­dus. Si le pouvoir poli­tique s’en trouve renfor­cé du fait que le système actuel se révèle fina­le­ment plus sûr que beau­coup d’autres, la popu­la­tion perd une partie de ses repères, ce qui n’est pas sans consé­quences sur la vie quoti­dienne.

C’est de toutes ces choses et de bien d’autres dont il sera ques­tion très bien­tôt…