Rééva­lua­tion du Yuan : le retard à l’allumage d’Obama

aieLors d’une récente réunion, le président Obama s’est une fois de plus plaint de la faiblesse de la monnaie chinoise par rapport au billet vert. Cette chan­son plus ou moins élec­to­ra­liste est celle de bien des irres­pon­sables poli­tiques qui en plus d’être sourds sont aveugles. À moins qu’il ne s’adresse à un peuple de demeu­rés forma­tés par les faux argu­ments et les belles promesses inte­nables, il suffit de regar­der les graphiques aisé­ment consul­tables pour s’apercevoir que cet argu­ment ne tient pas.

Avec une rééva­lua­tion de l’ordre de 33 % en 5 ans, le yuan est sans doute la monnaie qui a subi la plus forte appré­cia­tion par rapport au dollar. En se plaçant ainsi à un niveau proche de ce qui est récla­mé par les diri­geants améri­cains la situa­tion écono­mique des USA a-t-elle chan­gée ? Non et l’on peut même dire qu’elle s’est aggra­vée, ce qui prouve que les problèmes sont à cher­cher ailleurs. Un train de vie bien au dessus de ses moyens, une monnaie étalon qui n’a depuis long­temps plus aucune raison d’être, tels sont deux éléments que tout respon­sable poli­tique digne de ce nom devrait expli­quer à sa popu­la­tion s’il était un tant soit peu honnête . Même si cette défi­ni­tion d’un diri­geant poli­tique honnête est quelque peu anti­no­mique, il faudra pour­tant bien expli­quer un jour que faire la guerre en assas­si­nant des inno­cents n’est plus un secteur écono­mique porteur et qu’il est temps de chan­ger de cap.

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Les USA se plaignent du montant élevé de leurs impor­ta­tions alors que ce pays n’a jamais cessé de jouer les gros bras en impor­tant des produits en échange de ventes d’armes et autres ingé­rences à visée hégé­mo­nique. Si certaines entre­prises améri­caines se plaignent de la concur­rence chinoise, qu’elles demandent donc aux grandes socié­tés que sont Wal-Mart, P&G, Apple et autres de rapa­trier leurs produc­tions vers un Nouveau Monde qui manque visi­ble­ment à se renou­ve­ler. Défen­seurs des droits de l’homme en appa­rence, mais grands exploi­teurs de la misère en Chine comme ailleurs, c’est sans doute par là que commence une poli­tique crédible et non par quelques gesti­cu­la­tions élec­to­ra­listes de circons­tance.

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Lors que l’on gère son pays de la même manière que les crédits dans le domaine de l’immobilier, il ne faut pas ensuite s’étonner de devoir faire face à une nouvelle crise des subprimes touchant cette fois le budget de la nation. Obama est en réali­té à l’image des navettes ayant par le passé été une gloire, mais qui vieillis­santes aujourd’hui sont à ranger sur l’étagère de l’histoire. Ce que demande majo­ri­tai­re­ment le peuple améri­cain et bien d’autre ce sont des idées nova­trices et non une « guéguerre » digne d’une cour de récréa­tion d’école mater­nelle. Mis à part quelques « gogols » dura­ble­ment forma­tés, plus personne ne croit en des argu­ments aussi désuets qui ne servent en fait que de paravent à l’incapacité à ceux qui sont censés repré­sen­ter les peuples.

Subsiste toute­fois le doute concer­nant la véri­table compré­hen­sion des popu­la­tions face aux divers problèmes. Il suffit en effet de se bala­der sur certains médias et d’y lire les commen­taires sur certains sujets pour se rendre compte que la partie est très loin d’être gagnée tant la bêtise est deve­nue un étalon au même titre que le dollar l’a été par le passé.