Raffa­rin en Chine pour rabi­bo­cher le vieux couple

FrEn France, on aime bien criti­quer les gens qui sont et surtout qui ont été au pouvoir et M. Raffa­rin ne déroge pas à la règle ; mais on ne peut lui enle­ver le fait que ce soit un des rares qui connaissent la chine et de plus, il y vient souvent et est appré­cié par les auto­ri­tés Chinoises. La visite qu’il fait actuel­le­ment était prévue depuis deux ans, mais c’est l’occasion pour la France d’essayer de recol­ler les morceaux d’une ancienne amitié, effri­tée par les derniers erre­ments prési­den­tiels.


Bien enten­du certains vont trou­ver à redire, prétex­tant que l’on se met à genoux devant la Chine, mais je préfère à la limite être en bons termes avec la Chine qu’avec les U.S, qui n’ont stric­te­ment rien à nous appor­ter. Bien au contraire, car pour ceux qui ne le sauraient pas les Améri­cains roulent pour eux et ils ont entiè­re­ment raison et, que l’on ne vienne pas me parler de l’amitié profonde qui unie les deux pays, car cette rela­tion n’est que poli­tique et commer­ciale ; rappelons-nous de l’époque pas si ancienne où le vin fran­çais était vidé dans les cani­veaux de New York et l’interdiction de l’importation de foie gars.

Bien sûr, les rela­tions sino-françaises vont s’améliorer, mais, non par la démarche fran­çaise, mais simple­ment parce que le gouver­ne­ment Chinois le veut et à réus­si ce qu’il dési­rait faire c’est-à-dire divi­ser la commu­nau­té Euro­péenne. C’est de bonne guerre et ceux qui pensent que nous avons un poids poli­tique quel­conque feraient bien de se réveiller, car ce qui a toujours gouver­né le monde, et cela de tout temps, c’est l’économie et non la philo­so­phie et les grandes idées huma­nistes.
Qu’on le veuille ou non, la Chine est deve­nue incon­tour­nable poli­ti­que­ment et écono­mi­que­ment ; cela ne veut pas dire que l’on doit cour­ber l’échine devant les diri­geants chinois, mais nous devons acqué­rir cette logique qui nous manque tant et qui provoque cette disper­sion idéo­lo­gique dont tous les pays se rendent compte et utilisent en leur faveur.


Ayons plus de poids dans la réso­lu­tion de conflits comme au Moyen-Orient et nous retrou­ve­rons notre lustre diplo­ma­tique, nous permet­tant d’avoir des avis sur d’autres problèmes de ce monde. Aujourd’hui, nous avons la répu­ta­tion d’être un petit pays « fourre-tout » qui n’est plus respec­té par personne, même pas par ses propres habi­tants qui trouvent majo­ri­tai­re­ment que la ligne poli­tique est confuse.
Nos poli­tiques, dont c’est le métier, doivent agir dans le sens de redon­ner à la France sa place inter­na­tio­nale par des discours forts, mais aussi par des actes tran­chés et non des tergi­ver­sa­tions qui nous font perdre toute crédi­bi­li­té.

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Vit non pas dans une mégapole pleine d'expatriés, mais dans un village plein de Chinois. Pour le reste faut-il être diplômé pour comprendre le monde, chacun sa réponse en fonction de ses propres diplômes. La reproduction totale ou partielle des articles de ce site n'est en aucun cas permise sans autorisation.