Rachat de Nokia par Micro­soft : les fabri­cants chinois inquiets

nokia-microsoft-wp7-1297413404Les fabri­cants chinois vont-ils devoir payer plus de rede­vances pour l’exploitation de certains brevets ? C’est en tout cas ce que craignent Huawei, ZTE et autres indus­triels chinois. Bien qu’exploitant le système gratuit Android, nombreux sont les appa­reils mobiles qui utilisent tout ou parties d’applications appar­te­nant au défunt Nokia. Durant des années, le Finlan­dais ne s’est pas montré trop exigeant en matière de royal­ties en se satis­fai­sant du succès de ses propres productions.

Ce sont ainsi près de 7000 brevets essen­tiels ou secon­daires qui en chan­geant de mains risquent de créer une vague dévas­ta­trice dans le secteur de la télé­pho­nie chinoise. Avec le rachat de Nokia par Micro­soft, leurs condi­tions d’exploitation ont de fortes chances d’être bien plus enca­drées que par le passé, la firme améri­caine enten­dant faire fruc­ti­fier son investissement.

Certains experts voient derrière cette menace une indis­pen­sable refonte de ce secteur avec d’inévitables dispa­ri­tions ou fusions. La crainte est suffi­sam­ment moti­vée pour que les construc­teurs chinois appellent au secours le minis­tère du Commerce. Il est deman­dé au minis­tère de tutelle tant sa protec­tion que la mise en place rapide de discus­sions visant à négo­cier divers accords entre les indus­triels chinois et Microsoft.

De son côté, Micro­soft déclare ne pas s’être encore préoc­cu­pé de ces aspects, manière élégante de faire savoir qu’il est conscient des problèmes et laisse la porte ouverte aux négo­cia­tions. Le rachat de Nokia pour­rait par consé­quent se révé­ler être une très bonne affaire an faisant de Micro­soft un acteur incon­tour­nable de la télé­pho­nie chinoise.