Procès d’un Khmer, la Chine mise en cause.

Affaires éTrangèResL’Express se lance à son tour dans l’antichinois primaire au travers d’un article rela­tif au procès d’un ancien chef des khmers rouges.
Le titre : La Chine défend ses liens avec l’ancien régime khmer rouge
Sans ambi­guï­té.
Le sous titre : La Chine a défen­du, tout en les mini­mi­sant, ses liens avec les Khmers rouges cambod­giens.
Déjà, moins affir­ma­tif.
Et enfin l’article dont je vous cite les passages impor­tants
« Au premier jour du procès pour crimes de guerre d’un ancien respon­sable du régime ultra maoïste, Pékin a affir­mé avoir « depuis long­temps des rela­tions normales et amicales avec les gouver­ne­ments cambod­giens, y compris celui du Kampu­chéa démo­cra­tique», nom offi­ciel du gouver­ne­ment khmer rouge au pouvoir entre 1975 et 1979. »
« Comme tout le monde le sait, le gouver­ne­ment du Kampu­chéa démo­cra­tique avait un siège aux Nations unies et avait établi des liens avec plus de 70 pays», a décla­ré Jiang Yu, porte-parole du minis­tère chinois des Affaires étran­gères.
Pékin entre­te­nait des rela­tions étroites avec le régime de Pol Pot. Le pays, qui reste un dona­teur et inves­tis­seur très impor­tant au Cambodge, n’a pas contri­bué finan­ciè­re­ment à la créa­tion du tribu­nal spécial char­gé de juger les anciens diri­geants khmers rouges pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Il n’a toute­fois rien fait non plus pour empê­cher la tenue des procès.
« Le procès des anciens diri­geants du Kampu­chéa démo­cra­tique est une affaire interne au Cambodge», a décla­ré Jiang Yu. « Nous espé­rons que la socié­té inter­na­tio­nale respec­te­ra les choix du gouver­ne­ment et du peuple cambod­giens. »
Donc après des titres « ronflants », on apprend que ce régime Khmer avait lié des rela­tions avec 70 pays et que si la Chine n’a pas finan­cé ce tribu­nal, elle n’a pas non plus empê­ché sa tenue.
La ques­tion qu’il faudrait par contre se poser, c’est de savoir qu’est ce qui a empê­ché la tenue de ce procès bien plus tôt et j’avoue dans cet article raco­leur ne pas voir le rapport avec la Chine.
En fait, le but de cet article était une nouvelle fois de parler de la Chine, même si le sujet n’a aucun rapport.
Il y avait pour­tant des choses à dire sur l’ancien allié qu’a été la Chine à cette époque et au soutien qu’elle a appor­té au régime de Hanoï mais Paul Pot est mort dans son lit , comme la majo­ri­té des dicta­teurs de ce monde, sous le regard complai­sant et parfois complice de l’Occident.
Dans tous les cas, ce procès arrive bien tard pour une popu­la­tion qui ne se sent plus concer­née, ayant d’autres objec­tifs dont le premier est de se nour­rir. Un pays sans cesse enva­hi, pillé, colo­ni­sé et dont bien peu se préoc­cupent, n’ayant plus rien à en tirer .
Cela méri­te­rait de véri­tables articles mais de la part de véri­tables jour­na­listes et non de scri­bouillards payés pour occu­per le terrain d’un sujet provi­soi­re­ment à la mode.