Pour être éclai­ré sur le riz

riz-bougieEn perdant leurs protec­tions natu­relles, les grains de riz deviennent une cible idéale pour de nombreux para­sites. Dans les régions chaudes et humides dont le riz est origi­naire, le stockage devient une source de problèmes et il est donc indis­pen­sable de proté­ger les grains. De quelle manière ? C’est ce que nous allons voir.

Pour comprendre, rien ne vaut une prome­nade dans un super­mar­ché rayon riz en vrac. Plusieurs sortes de riz en appa­rence iden­tiques y sont propo­sées, mais il suffit d’observer le compor­te­ment de certains clients pour se douter qu’une diffé­rence existe. Plon­geant une main dans chacun des bacs, l’acheteur laisse retom­ber les grains après les avoir forte­ment serrés. Des grains ayant tendance à être trop glis­sants sont en effet le signe d’un stockage assez ancien ou dans de mauvaises conditions.

Pour quelle raison ? Parce que le riz a été préa­la­ble­ment trem­pé dans un bain le couvrant d’une fine pelli­cule protec­trice. De quoi est-elle compo­sée ? Long­temps de stéa­rine (aide gras conte­nu dans les graisses animales) et servant à la fabri­ca­tion des bougies, d’où le titre de cet article. De nos jours ? Toujours de stéa­rine, de diverses huiles et parfois de silicone

Une fois revê­tus de leur couche protec­trice, les grains de riz peuvent ainsi être stockés durant des mois sans risquer d’attaques para­sites. S’il est indis­pen­sable de laver le riz pour le nettoyer de son surplus d’amidon, ce lavage se fait la plupart du temps à l’eau froide et d’une manière très rapide. Les produits recou­vrant les grains de riz étant gras, seule la chaleur peut les débar­ras­ser de cette pellicule.

Un riz ayant tendance à être trop brillant et trop glis­sant est syno­nyme de quali­té douteuse et explique que de nombreux Chinois testent « à la main » la rugo­si­té des grains. Ce test est bien évidem­ment plus diffi­cile à effec­tuer sur des riz vendus en boîte où il faut se conten­ter d’une belle image.