Plus de sel, première consé­quence locale de la catas­trophe au Japon

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Les Chinois que certains disent mal infor­més sur la situa­tion japo­naise en raison de la censure semblent autant au courant que leurs homo­logues occi­den­taux. Si ces derniers se jettent sur les compri­més d’iode, les Chinois préfèrent eux une autre substance conte­nant égale­ment de l’iode : le sel marin.

C’est ainsi que depuis quelques jours les grandes surfaces et petits commerces voient leurs stocks de sel dimi­nuer à vue d’œil en raison de la forte demande. Ce produit prove­nant en Chine prin­ci­pa­le­ment de la mer, contrai­re­ment à d’autres pays où celui-ci provient de mines de gemme. Les eaux risquant d’être plus ou moins dura­ble­ment polluées par l’accident nucléaire surve­nu au Japon, la popu­la­tion prend donc les devants en ache­tant le maxi­mum de sel. Déjà tota­le­ment absent de nombreux maga­sins, le sel est deve­nu le centre de toutes les atten­tions, les prix ayant bien évidem­ment la fâcheuse tendance à augmen­ter.

Les commerces encore quelque peu four­nis en cet « or blanc » ont reçu l’ordre de la part des auto­ri­tés chinoises de ration­ner les achats, le temps que les stocks soient recons­truits et pour éviter la spécu­la­tion. Si le sel est le prin­ci­pal produit visé, le lait en poudre est égale­ment recher­ché, les marques nippones impor­tées étant appré­ciées par les consom­ma­teurs chinois. Il s’en suit une hausse de près de 30 %, le lait fabri­qué loca­le­ment ayant toujours visi­ble­ment du mal à convaincre après le scan­dale de la méla­mine.

C’est sans doute la quasi-totalité des produits en prove­nance du Japon qui vont être ainsi soumis à une certaine pres­sion, les évène­ments actuels n’allant pas dans un sens pouvant rassu­rer la popu­la­tion locale.