Pièces déta­chées : les auto­mo­bi­listes disent non à la dictature

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Les auto­mo­bi­listes chinois découvrent avec horreur qu’une voiture a un coût élevé même après l’achat. Usure normale ou rempla­ce­ment après un acci­dent, un rapport conjoint de l’association de répa­ra­tion auto­mo­bile et de celle des assu­rances pointe du doigt le prix des pièces détachées.

Entre 6 et 12 fois le prix normal pour Audi et Mercedes, un coef­fi­cient de 7 pour les véhi­cules japo­nais et de 3 pour les produc­tions locales, telles sont les pratiques des conces­sion­naires et des réseaux de répa­ra­tions agréés. Pour les auto­mo­bi­listes ayant seule­ment budgé­ti­sé le prix d’achat de leur véhi­cule, répa­rer son véhi­cule est une dépense finan­ciè­re­ment lourde et parfois inac­ces­sible. Dans un pays où la contre­fa­çon touche tous les secteurs de l’économie, ces prix élevés ont pour effet de déve­lop­per le marché paral­lèle des pièces déta­chées. Les pièces d’occasion sont égale­ment très recher­chées, ce qui contri­bue à la hausse du nombre de vols de voitures qui sont ensuite rapi­de­ment désos­sées dans des ateliers spécialisés.

Les auto­mo­bi­listes chinois ne comptent pas se faire tondre et en appellent au légis­la­teur en vue d’encadrer les prix des pièces déta­chées. Un expert chinois a expli­qué que ce phéno­mène n’avait rien de spéci­fique à la Chine, ce qui ne contente pas pour autant asso­cia­tions et auto­mo­bi­listes. Ce qui est deman­dé est une publi­ca­tion des prix des pièces déta­chées de la part des construc­teurs et la levée du mono­pole de leurs ventes. Les services admi­nis­tra­tifs compé­tents planchent actuel­le­ment sur la situa­tion et devraient pencher dans le sens des usagers, ne serait-ce qu’au nom de la paix sociale.