Passer d’envahisseur à libé­ra­teur : les répé­ti­tions ont commen­cé

PopulationsFausse piste chinoise pour Renault, faux mots inter­dits, faux mani­fes­tants et derniè­re­ment détour­ne­ment d’un commu­ni­qué tota­le­ment anodin à des fins polé­miques, tout cela est l’œuvre d’une presse visi­ble­ment aux ordres. Le but ? Lais­ser penser que le peuple chinois est marty­ri­sé par un système dicta­to­rial au même titre que les Égyp­tiens, Tuni­siens et aujourd’hui Libyens. Pour de nombreux Occi­den­taux, cette image de popu­la­tion soumise se cumule à celle des produits de mauvaise quali­té, des délo­ca­li­sa­tions et des dangers écono­miques.

L’échec récent de la parti­ci­pa­tion d’une socié­té chinoise dans le capi­tal de Yoplait est une autre de ces marques de fabrique d’un monde occi­den­tal refu­sant tout membre exté­rieur à cette « famille » fondée dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Aucun de ces pays à l’allure très présen­table n’agit à visage décou­vert, mais se dissi­mule derrière des prétextes plus ou moins gros­siers afin régler ses comptes avec ceux qui ne s’aligneraient pas derrière le seul et unique patron que sont les USA. Aussi étran­ge­ment que cela paraisse pour certains, les trois pays en proie à la colère de leurs peuples ont connu en quelques années une éléva­tion consi­dé­rable de leur IDH (Indice de Déve­lop­pe­ment Humain). Cette soudaine propen­sion à se révol­ter de manière que l’on nous présente comme spon­ta­nées va mal avec un niveau de vie qui s’est nette­ment amélio­ré. Il n’est pas ques­tion de défendre les dérives d’un système quel qu’il soit, mais de simple­ment rele­ver ce genre de bizar­re­ries.

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Un autre élément liant les trois pays précé­dem­ment cités et la Chine est le nombre de Chinois qui y travaillaient d’une manière ou d’une autre. En les « nettoyant » de leurs diri­geants, ils sont été égale­ment débar­ras­sés en partie de ces entre­prises chinoises deve­nues bien trop entre­pre­nantes. L’Afrique dans son ensemble est une affaire euro­péenne et améri­caine. Il est hors de ques­tion de lais­ser ce leader­ship ances­tral à un autre, surtout lorsque celui-ci échange les matières premières de ces pays contre des routes, des écoles ou des hôpi­taux au lieu de rece­voir leurs diri­geants dans des hôtels parti­cu­liers pari­siens payés par les peuples ou à l’aide de subven­tions inter­na­tio­nales. Un autre aspect est que par la demande chinoise en constante hausse, le prix des matières premières venant d’Afrique a consi­dé­ra­ble­ment augmen­té. Les écono­mies occi­den­tales ruinées ne voient donc pas d’un bon œil cette présence chinoise qui a les moyens de se servir alors qu’elles sont dans le même temps obli­gées de deman­der à la Chine de les soute­nir.

Pour ces nations au bord de la faillite, le but ultime n’est non pas de faire une guerre ouverte à la Chine, mais de se décla­rer tout simple­ment en cessa­tion de paie­ment. Cette solu­tion qui devient au fil des mois la seule envi­sa­geable tant les défi­cits s’accumulent, a au moins pour une partie un coupable dési­gné : la Chine. Ce dépôt de bilan en règle aurait deux avan­tages qui sont d’une part de relan­cer les écono­mies occi­den­tales et d’autre part de faire reve­nir la Chine à son état d’avant 1980 tout en restant très dépen­dante de l’Europe et des USA deve­nus dès lors des protec­teurs.

Les diri­geants actuels ont au moins appris une chose suite à leurs défaites succes­sives, c’est qu’attaquer un pays comporte bien trop de risques si l’on n’a pas l’aval d’une majeure partie des popu­la­tions. Ne pas passer pour un enva­his­seur, mais pour un libé­ra­teur, tel est le nouvel habit de ces nations qui se présentent aujourd’hui aux portes de pays dont elles sont en grande partie respon­sables de leurs problèmes. C’est ce terrain que tente de prépa­rer en Chine un certain nombre d’officines spécia­li­sées. Le moment n’est pas encore venu, mais un taux d’inflation restant élevé, des écarts de richesse conti­nuant à se creu­ser sont autant de points néga­tifs pour les diri­geants chinois, mais extrê­me­ment précieux pour d’autres.

Les Zorro modernes sont en phase d’échauffement, celle-ci se révé­lant toujours néces­saire avant l’ultime effort. Reste à finir de convaincre la dernière partie de l’opinion publique, les médias étant à pied d’œuvre pour exécu­ter la tâche qui leur a été confiée et qu’apparemment ils accom­plissent de manière satis­fai­sante malgré la gros­seur des ficelles qui relient ces marion­nettes aux véri­tables acteurs.