Pas assez d’argent pour vivre ou pour mourir

pas d'argent pour vivreCe titre est celui d’un commen­taire posté sur le plus impor­tant réseau social chinois. Il ne s’agit pas là d’une rumeur, mais de la triste réali­té qui concerne l’inflation galo­pante des services funé­raires. Si la hausse de prix de l’essence et des denrées alimen­taires grignotent sensi­ble­ment les reve­nus des vivants, la mort devient elle aussi de plus en plus chère.

Les terrains dédiés aux cime­tières état rare le prix du m² a suivi celui de l’immobilier, ce qui impose aux Chinois de nouveaux sacri­fices afin d’enterrer digne­ment leurs défunts. De la conser­va­tion des cendres aux simples acces­soires funé­raires, les socié­tés publiques ou privées gérant ces services jouent sur le fait que la popu­la­tion reste très atta­chée à ces tradi­tions funé­raires, ce qui donne lieu depuis quelques années à des hausses de prix verti­gi­neuses.

Récem­ment un inter­naute expli­quait comment il avait dû dépen­ser plus de 10 000 yuans, soit un tiers de son reve­nu annuel, pour la seule céré­mo­nie des funé­railles. Ce montant ne couvre pas l’enterrement et donc pas le prix de la conces­sion mortuaire et inter­dit finan­ciè­re­ment à cette personne de donner un lieu de sépul­ture au défunt.

Devant cette situa­tion et le grogne­ment social lié, le gouver­ne­ment central étudie un texte visant à enca­drer les prix tout en lais­sant aux respon­sables locaux la tâche d’adapter les tarifs à chaque région, le niveau de vie étant très diffé­rent de l’une à l’autre. Si ce texte voit le jour, il reste­ra à appli­quer, ce qui n’est que rare­ment aisé dès qu’il s’agit de toucher aux préro­ga­tives de certaines admi­nis­tra­tions locales aux inté­rêts souvent flous.