Mike Daisey chez Foxconn : un gros menteur de plus

mike daisey, enfantIl y a quelques semaines de nombreux Améri­cains ont été horri­fiés après avoir enten­du le témoi­gnage de Mike Daisey sur les condi­tions de travail chez Foxconn. Gardes armés char­gés d’encadrer le person­nel, enfants de 12 ans forcés à travailler, il avait tout vu de ses yeux.

Un peu à l’image de Renault où la Chine était formel­le­ment nommée dans une affaire d’espionnage indus­triel, la baudruche se dégonfle aujourd’hui avec les aveux d’un nouveau bidon­nage dans lequel la presse s’est une fois de plus vautrée avec le plai­sir habi­tuel.

En dehors du mensonge lui-même, que les Améri­cains ne manque­ront pas de lui faire payer, c’est aux employés de Foxconn que Mike Daisey a porté tort. En ampli­fiant gros­siè­re­ment une situa­tion problé­ma­tique qui elle est bien réelle, le person­nel de Foxconn perd ainsi une partie impor­tante de sa crédi­bi­li­té dans ses reven­di­ca­tions pour la plupart justi­fiées.

À l’image du Tibet, où il est habi­tuel égale­ment d’exagérer, les opinions publiques inter­na­tio­nales finissent par ne plus croire à juste raison ces spécia­listes du mensonge, ce qui ensuite dessert les véri­tables victimes. Si dans ses excuses Mike Daisey  déclare « Mon erreur, que je regrette profon­dé­ment, c’est de l’avoir fait dans votre émis­sion en le présen­tant comme du jour­na­lisme, alors que ça n’en est pas », il se trompe, car bien des jour­na­listes lui ressemblent en confon­dant imagi­naire et jour­na­lisme.

Mike Daisey est par consé­quent bien dans son élément, pour preuve le fait que ses allé­ga­tions menson­gères ont été prises au pied de la lettre par des guignols aussi théâ­traux que ce triste person­nage.