Miel Chinois : à éviter sans modération

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faux-mielIl y a quelques jours ont été publiés les résul­tats d’une enquête sur la quali­té du miel en France. Si les produits locaux respectent globa­le­ment les critères de quali­té, il en est tout autre­ment de notre voisin alle­mand et parti­cu­liè­re­ment des produits impor­tés. Il s’est avéré qu’une partie de ces produits étaient ré étique­tés avec une origine autre que celle réelle. Miels de certains pays de l’Est et Chine se retrouvent sur la sellette avec de plus une certaine quan­ti­té n’ayant jamais vu une abeille. Sirops de sucre colo­rés + fausse étiquette mettent ainsi en lumière les agis­se­ments de faus­saires qui sont très loin d’avoir tous les yeux bridés. Un profes­sion­nel se devant de connaître la situa­tion en Chine, il y a fort à parier que ces contre­fa­çons ont été impor­tées en toute connais­sance de cause.

À moins d’avoir ache­té ces produits à distance par l’intermédiaire d’alibaba.com, tout ache­teur digne de ce nom sait que ce secteur de l’agroalimentaire est parti­cu­liè­re­ment expo­sé aux contre­fa­çons. Il en est ainsi sur le marché local avec une consom­ma­tion totale de miel de 40 000 tonnes/an dont la moitié sont des produits frela­tés. Ces 20 000 tonnes de miel contre­fait sont le fait de petits escrocs, mais égale­ment d’industriels ayant pignon sur rue expor­tant une partie de leurs productions.

miel-mondeSur les 140 000 tonnes de miel impor­tées par an par la commu­nau­té euro­péenne, l’Allemagne figure parmi les meilleurs clients avec près de la moitié du total. Si une partie de ces produits demeure chez notre voisin, une autre est dispat­chée sur toute l’Europe au travers des divers réseaux de distri­bu­tion mis en place par des socié­tés alle­mandes et parmi lesquelles figurent de nombreux super­mar­chés « low-coast ».

Bien que la Chine soit le plus impor­tant produc­teur et expor­ta­teur mondial de miel, la consom­ma­tion par habi­tant reste très faible avec seule­ment 40 grammes par habi­tant alors qu’elle est de 800 grammes dans les pays déve­lop­pés. La faiblesse de cette consom­ma­tion peut s’expliquer par diverses causes telles que le manque d’habitude ou le prix rela­ti­ve­ment élevé du vrai miel, mais la contre­fa­çon y est égale­ment pour beau­coup. Sans être la seule cause, le flou de la règle­men­ta­tion est un facteur impor­tant de la dérive consta­tée dans ce secteur. Quelle que soit la quan­ti­té de miel présente dans le produit celui-ci prend l’appellation miel, ce même avec seule­ment 1% de produc­tion des abeilles.

Le résul­tat est un produit à éviter tant pour les Chinois que pour les clients étran­gers à qui est souvent cachée l’origine réelle de cette mixture n’ayant de miel que le nom. À l’heure actuelle, les normes d’appellation sont au niveau de la révi­sion, ce qui laisse entre­voir de nombreuses années avant l’application concrète d’un nouveau texte.