Mardi et mercre­di : Silence !

CirculationDeman­der aux Chinois de ne pas faire de bruit est quelque chose de toujours très diffi­cile. Dans ce pays, une panne de klaxon est assi­mi­lée à une catas­trophe et la répa­ra­tion se doit d’intervenir dans les minutes qui suivent. Dès les premières heures du matin, le bruit enten­du est celui des motos qui viennent appro­vi­sion­ner les marchés, celles-ci klaxon­nant comme si les rues étaient encom­brées. Que les voies de circu­la­tion soient quasi vides ou non, il reste impor­tant de signa­ler sa présence même si les piétons sont rares ou sourds à ces aver­tis­se­ments.

Pour­tant ce mardi et le jour suivant sont géné­ra­le­ment deux jours de silence, et ce parti­cu­liè­re­ment aux abords des écoles. Depuis quelques jours, la police distri­bue en effet une note inci­tant la popu­la­tion dans son ensemble au silence. Si les klaxons sont pros­crits, il en est de même pour tous les outils ou véhi­cules faisant du bruit tel que les pelles méca­niques, bull­do­zers, mais aussi perceuses ou ponceuses.

Ces deux jours sont en effet ceux où ont lieu le gaokao, l’équivalent du bacca­lau­réat et il est tradi­tion­nel de placer les étudiants dans les meilleures condi­tions possible, pour peu que ce manque de nuisances sonores ait un effet contraire. Habi­tués dès le plus jeune âge à évoluer dans un vacarme inces­sant, il n’est en effet pas certain que cette ambiance de monas­tère soit propice à mieux cerner les ques­tions posées lors de l’examen.

Sans klaxon et sans bruit, le PIB chinois doit sans doute connaître une baisse notable puisque le bruit semble indis­pen­sable à la moindre acti­vi­té. Heureu­se­ment, ce ne sont que 48 heures par an et rien n’empêchera les conduc­teurs de klaxon­ner 3 fois plus dès jeudi, pour peu que ce soit possible.