Mao vantant une potion, à quand les guignols sauce chinoise ?

refletsdechine.comMao vantant lors d’un spot publi­ci­taire les bien­faits d’une prépa­ra­tion contre le rhume, diffi­cile à imagi­ner dans les années 70, et pour­tant une réali­té en 2010, du moins de la part de son sosie. Cette personne, qui n’est autre qu’un acteur ayant parti­ci­pé à plusieurs films où il tenait le rôle du timo­nier, a toute­fois été sérieu­se­ment « reloo­ké » afin de ne pas prêter à confu­sion entre la vision iconique du symbole chinois et la présen­ta­tion mercan­tile d’un produit, même desti­né au bien­fait popu­laire.

Si en effet lors des divers longs métrages la ressem­blance était assez frap­pante une fois revê­tu le costume révo­lu­tion­naire, la coupe de cheveux plus proche de celle de l’original et quelques kilos supplé­men­taires, les publi­ci­taires n’ont pas voulu ou n’ont pas été auto­ri­sé à copier l’intégralité du person­nage, sans doute afin de ne pas entre­te­nir le doute entre image de l’état et socié­té privée qui s’accaparerait cette iden­ti­té.

Même très rela­tif, ce progrès dans les menta­li­tés démontre un chan­ge­ment allant vers un plus grand moder­nisme, tout en étant encore à mille lieues de pouvoir imagi­ner à 19 heures, le jour­nal de CCTV1 rempla­cé par un plagiat des « guignols de l’info » mis à la sauce Chinoise. On peut d’ailleurs se deman­der si, même avec une bien plus grande liber­té d’expression, une telle émis­sion verrait le jour, tant les cultures et les menta­li­tés sont diffé­rentes, et où dans un pays ayant connu un enca­dre­ment certain, les esprits sont ainsi marqués pour plusieurs géné­ra­tions.

S’il est un domaine publi­ci­taire où ce pays a toute­fois évolué, c’est dans celui des sous-vêtements où jusqu’à une date récente, les manne­quins qui les présen­taient étaient tous origi­naires de pays occi­den­taux, du fait qu’il étai impen­sable qu’une Chinoise se produise ainsi « dénu­dée » en public , et qui aujourd’hui sont bien souvent rempla­cés par leurs homo­logues locales. Si ce fait s’avère là aussi minime, on ne peut que sous­crire qu’à celui-ci en ajou­tant la phrase de circons­tances :

« Ce n’est qu’un début, conti­nuez le combat ! »

Article précédentJésus crie, et les lamas passent
Article suivantLe Tibet se moder­nise, et alors ?
Vit non pas dans une mégapole pleine d'expatriés, mais dans un village plein de Chinois. Pour le reste faut-il être diplômé pour comprendre le monde, chacun sa réponse en fonction de ses propres diplômes. La reproduction totale ou partielle des articles de ce site n'est en aucun cas permise sans autorisation.