Mais où est passé le président ?

ChinoisUn simple vice-président chinois dispa­rait de la scène durant deux petites semaines et cela suffit pour faire la Une de nombreux médias. Par contre le fait qu’un pays comme la France n’ait plus de président depuis plusieurs décen­nies ne semble gêner personne. Xi Jinping devant inau­gu­rer l’exposition Chine-Asean qui débute dans deux jours, je serai alors en mesure de vous dire s’il s’agit bien du vrai ou d’un nouveau sosie sorti de la boite à rumeurs où vont s’alimenter nos vaillants jour­na­leux.

Dans le cas de la France, il ne s’agit pas de chan­ger seule­ment les piles comme dans le cas du diri­geant chinois, mais de trou­ver une nouvelle source d’approvisionnement, l’ancienne étant tarie depuis long­temps. Pendant que l’UMP est en guerre comme d’habitude contre elle-même, que le PS finit de placer ses amis, la terre tourne et il se passe des choses nette­ment plus impor­tantes que les problèmes de santé de John­ny Halli­day ou le remplis­sage d’une bouteille de gnole au bar du parti au pouvoir. Devant ce vide sidé­ral consis­tant à gérer le quoti­dien comme si tout allait bien, on en arrive à regret­ter les périodes préélec­to­rales où la classe poli­tique fait au moins semblant de penser à ceux qu’ils seront ensuite censés repré­sen­ter.

Absente depuis bien long­temps sur la scène inter­na­tio­nale, sauf lorsqu’elle se cache derrière son grand frère pour lâcher quelques coûteux pets sur la Libye, la France semble avoir amor­cé son dernier virage avant d’être clas­sée par l’UNESCO comme merveille du monde en raison de la beau­té de ses paysages et de quelques monu­ments érigés à une époque où les Fran­çais travaillent 20 heures non pas par semaine, mais par jour. Faute de guide les Fran­çais ne savent pas où aller, ce qui donne la situa­tion actuelle où chacun part de son côté, ce même au sein d’un hexa­gone qui par défi­ni­tion n’en que six. C’est d’ailleurs sans doute ce manque de place qui pousse les mêmes depuis des décen­nies à occu­per les lieux les plus confor­tables en prenant soin de le faire au nom de ceux qui n’y accè­de­ront jamais.

Par consé­quent, un vrai Président est deman­dé de toute urgence en salle de réani­ma­tion, la vie de plus de 65 millions de fran­çais étant en jeu.