Les entre­prises publiques s’ouvrent au privé

Les entreprises publiques s'ouvrent au privéLe gouver­ne­ment chinois vient d’ouvrir un certain nombre de marchés où jusqu’alors le seul état chinois était action­naire. Parmi ces secteurs, on trouve ceux de l’assurance sociale, de l’éducation, de l’infrastructure des trans­ports, des télé­com­mu­ni­ca­tions, de l’énergie, plus d’autres touchant à la haute tech­no­lo­gie.

Si ces secteurs s’ouvrent aux capi­taux privés, cela ne signi­fie nulle­ment un désir de priva­ti­ser ces entre­prises, l’état dési­rant rester déci­sion­naire, et ne faisant appel aux inves­tis­seurs que pour pour­suivre sa marche vers une écono­mie réelle de marché qui lui permet­trait d’échapper à certaines contraintes admi­nis­tra­tives défi­nies par l’O.M.C.

La rentrée d’argents « frais » et une meilleure moti­va­tion des person­nels, telle est la fina­li­té de cette ouver­ture, venant complé­ter la demande faite par les auto­ri­tés chinoises visant à augmen­ter égale­ment les parti­ci­pa­tions dans des entre­prises étran­gères.

Il ne serait donc pas très surpre­nant de voir débar­quer prochai­ne­ment quelques « comman­dos » d’acheteurs chinois, venus faire leurs emplettes dans une Europe connais­sant quelques diffi­cul­tés finan­cières. Si achats venaient à se conclure, voilà qui serait une excel­lente occa­sion pour la Chine d’améliorer son image de marque, en sauvant quelques milliers d’emplois au travers de la commu­nau­té.

Si ces expé­di­tions donnaient ce résul­tat, ce serait l’occasion de reprendre à son compte la phrase célèbre de Deng Xiao­ping ainsi modi­fiée:« Peu importe que le patron soit blanc ou jaune, du moment que c’est un bon patron »