Les éléphants ne se cachent plus pour mourir

Partager

La classe poli­tique fran­çaise est aussi pauvre en talents qu’en person­na­li­tés capables de diri­ger le pays. La preuve vient d’en être faite avec le rava­le­ment de façade dont le nouveau peintre est l’ancien ministre de l’Intérieur. Ministre de la Justice entre 1991 et 1992, de l’Économie entre 1992 et 1993 et plus tard de la Fonc­tion publique, Michel Sapin n’est pas ce que l’on peut appe­ler une nouveau­té. Sans doute au nom des cadeaux pour tous, Fran­çois Hollande a profi­té des travaux de réfec­tion pour instal­ler la mère de quatre de ses enfants. Elle aussi a connu plusieurs minis­tères sous diffé­rents patrons et fait partie de ce trou­peau d’éléphants ayant enta­mé la longue marche vers le cimetière.

Alors que les Fran­çais atten­daient du mouve­ment, du génie ou tout simple­ment des idées, il ne leur est servi qu’une soupe réchauf­fée faite à base de vieux légumes. Les rats écolos ont quant à eux quit­té le navire en anti­ci­pant le naufrage de ce gouver­ne­ment provi­soire. Cette baraque de chan­tier à peine instal­lée naissent les premiers affron­te­ments « n’intéressant que les inté­res­sés ». Fabius et Monte­bourg ne se battent pas pour la France, mais pour leur place et leur visi­bi­li­té sur les plateaux de télévision.

La droite de son côté ne fait que ce qu’elle sait faire de mieux et qui se résume aux moque­ries dignes d’une cour d’école mater­nelle. Elle en arrive ainsi à oublier qu’elle n’est pas mieux lotie que le PS avec ses vieux dino­saures que sont Juppé et consorts nés à une époque que les moins de 80 ans ne peuvent pas comprendre. Que peuvent attendre les Fran­çais des uns et des autres ? Rien, ce qu’ils commencent enfin à assi­mi­ler devant ce spec­tacle affli­geant d’une classe poli­tique limi­tée à une dizaine de personnes. Jouant aux chaises musi­cales au sein d’un cercle très fermé, elles ignorent leur igno­rance, le seul avenir qui les inté­resse étant le leur.