Le tourisme chinois tente de se crédi­bi­li­ser

heLes images de cette guide insul­tant des touristes lors d’une visite de Hong Kong avaient tant indis­po­sé l’opinion publique chinoise que mis en lumière ces pratiques courantes. Une vieille dame avait même expli­qué qu’une autre guide avait tout simple­ment enfer­mé ses clients dans un maga­sin jusqu’à ce que ceux-ci aient « renta­bi­li­sé » le coût du dépla­ce­ment. Elle avait dépen­sé pour sa part plus de 10 000 yuans, et trau­ma­ti­sée par cette expé­rience, s’était confié à sa fille qui avait déci­dé de porter plainte.

C’est devant la multi­pli­ca­tion d’affaires de ce genre ainsi que suite à de nombreux séjours aux programmes non respec­tés que le Minis­tère du Tourisme a déci­dé de promul­guer une nouvelle loi. Ce texte prévoit que les tours-operators respon­sables d’achats forcés devront rembour­ser jusqu’à 20 % des sommes enga­gées durant leurs voyages.

Il y a deux ans, le même minis­tère avait déjà procé­dé à un grand nettoyage dans le milieu des agences de tourisme en contrai­gnant celles-ci à bloquer une certaine somme en banque et à employer du person­nel quali­fié, ce qui avait permis de réduire de manière consi­dé­rable le nombre d’officines douteuses.

La Chine, qui devrait deve­nir la première desti­na­tion touris­tique d’ici à dix ans, se doit de se doter d’un réseau bien plus sérieux que ce qu’il est aujourd’hui s’il ne veut pas deve­nir un autre secteur local exploi­té prin­ci­pa­le­ment par des étran­gers.