Le ton monte au sujet de l’Île Huan­gyan

La ChineLors d’un voyage effec­tué en 2010 au Viet­nam, l’ex-président Clin­ton avait tenté une première percée en soute­nant publi­que­ment les reven­di­ca­tions du gouver­ne­ment de Hanoï. Après quelques agita­tions savam­ment orches­trées, et qui n’avaient d’ailleurs plus rien à avoir avec le problème initial, la tension était retom­bée après que le premier ministre chinois ait rendu visite aux diri­geants viet­na­miens.

C’est depuis quelques semaines avec le gouver­ne­ment philip­pin que les USA tentent à nouveau de semer la ziza­nie, le but étant d’assurer leur présence en mer de Chine. C’est cette fois l’Île Huan­gyan qui est reven­di­quée par les Philip­pines alors que ce bout de terre appar­tient la Chine depuis des siècles, les Philip­pins ayant eux-mêmes recon­nu cette proprié­té avant de commen­cer à la contes­ter à partir de 1997.

Derniè­re­ment plusieurs bateaux de pêche chinois ont été pris en chasse par un navire de guerre philip­pin, celui-ci étant ensuite à son tour chas­sé par un bâti­ment de l’armée chinoise. La situa­tion actuelle est des plus tendues et les deux camps renforcent actuel­le­ment leurs posi­tions autour de l’île, ce qui n’est pas sans faire plai­sir à l’administration d’Obama. Toujours prêts à aider la veuve et l’orphelin, les USA ont d’ores et déjà propo­sé leur soutien aux Philip­pines dont les diri­geants vient sans doute d’un bon œil une possible aide mili­taire, mais aussi finan­cière, ce malgré l’état de faillite dans lequel se trouve la première puis­sance mondiale.

Un conflit majeur dans cette partie du monde serait une très bonne chose pour les États-Unis qui cherchent depuis long­temps comment frei­ner les aspi­ra­tions inter­na­tio­nales chinoises. Ayant toujours en travers de la gorge le fait d’être retar­dé pour déli­vrer le peuple Syrien et ensuite mettre fin au danger mondial repré­sen­té par l’Iran, Obama, ou plutôt les lobbies qui l’entourent, cherchent tant à se venger de cet affront innom­mable qu’à désta­bi­li­ser cette région bien trop calme à leurs yeux.

Pour preuve que la situa­tion est des plus tendues, le vice-ministre des Affaires étran­gères a décla­ré il y a peu qu’il était assez pessi­miste et que le gouver­ne­ment chinois ne manque­rait pas de répondre à toute esca­lade. Côté Philip­pin, les provo­ca­tions se multi­plient avec la certi­tude du toujours très désin­té­res­sé allié dont la bannière étoi­lée compte bien plus les conflits initiés que le nombre d’états.

Anti-américanisme primaire ? Non, simple consta­ta­tion.