Le rugby, un trem­plin pour la vie

ofrtp-rugby-france-australie-20121110_paysage360Cet article dédié au rugby est l’occasion de s’éloigner du monde souvent nauséa­bond de la poli­tique. Dans les villages, ce sport a long­temps été un élément majeur de l’éducation des enfants, ce au même titre que celle dispen­sée à l’école ou par les parents. Le rugby est en effet le sport d’équipe par excel­lence, la meilleure des indi­vi­dua­li­tés ne pouvant s’exprimer sans le soutien actif de ses coéqui­piers. Cette cohé­sion indis­pen­sable va bien au-delà de la durée d’un match en deve­nant une trame tissant de forts liens d’amitié.

Si le haut niveau a tendance comme dans n’importe quel sport à gommer certains des aspects humains, il en est tout autre­ment pour les équipes de village où il demeure un facteur d’unité. Parmi les sports d’équipe, le rugby se posi­tionne comme l’un des plus complets en deman­dant vitesse, adresse, force et intel­li­gence. Cela est d’autant plus vrai que l’époque des « bour­rins » canton­nés aux tâches de nettoyages dans les mêlées est révo­lue. Dans le rugby moderne, un pilier ou un seconde ligne se doit de possé­der des quali­tés proches de celles des lignes arrière en supplé­ment des spéci­fi­ci­tés atta­chées à son poste.

rugby_japon_1Pour les néophytes, le rugby est souvent perçu comme un sport violent. Dans les faits, et en dehors de quelques inévi­tables débor­de­ments, il s’agit d’un combat enca­dré par des règles strictes. Pour avoir prati­qué ce sport durant des années, je peux même affir­mer que le rugby est un excellent trem­plin pour la vie. S’insérer au sein d’une équipe, parta­ger les bons et les mauvais moments, surmon­ter les douleurs, réflé­chir et agir en une frac­tion de seconde sont des aspects se retrou­vant ensuite dans la vie en dehors des terrains. Cette forma­tion étant acquise jeune, elle favo­rise le déve­lop­pe­ment physique, mais égale­ment mental.

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Equipe de France féminine

Physique et réflexion ajou­tés à des contacts souvent rugueux d’homme à homme (ou de fille à fille), le rugby n’est pas le sport préfé­ré des « chances pour la France ». Sport majo­ri­tai­re­ment prati­qué dans le sud de la France où « s’en mettre une » est souvent un préa­lable à des moments plus amicaux, le rugby se marie mal avec les arti­fices asso­ciés que l’on retrouve dans le foot­ball. Ici, on ne fait pas semblant d’avoir mal après un choc plus ou moins imagi­naire. Rester au sol prive en effet ses coéqui­piers de sa présence, ce qui impose de se rele­ver au plus vite malgré la réelle douleur.

Avec 460 000 licen­ciés, le rugby ne se classe qu’en 7e posi­tion entre le hand­ball et le golf. Malgré des résul­tats plaçant l’équipe de France dans le top des meilleures équipes mondiales, le rugby pâtit de sa régio­na­li­sa­tion et de la fausse image de violence qui lui est souvent asso­ciée. Pour ceux qui le pratiquent ou l’ont prati­qué, ce sport consti­tue un élément essen­tiel de sa vie en raison des quali­tés spor­tives et humaines qu’il demande.

À regar­der, le rugby est un superbe spec­tacle qui ne laisse pas indif­fé­rents les spec­ta­teurs ne pouvant que se trans­for­mer en réels suppor­ters. La vita­li­té natu­relle du jeu, l’ambiance créée par le public font qu’il ya peu de risques de voir un suppor­ter s’endormir lors d’un match.

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