Le premier ministre japo­nais recon­nait une erreur d’appréciation

En recon­nais­sant avoir commis une erreur d’appréciation concer­nant la réac­tion chinoise après la natio­na­li­sa­tion des îles Senkaku/Diaoyu, le premier ministre japo­nais s’est enga­gé dans une voie tendant vers l’apaisement. Le chef du gouver­ne­ment Yoshi­hi­ko Noda a dans le même temps propo­sé d’envoyer un émis­saire char­gé de désa­mor­cer la crise actuelle, ce qui est a été compris comme un signe posi­tif par la partie chinoise.

Si le Japon a beau­coup à perdre écono­mi­que­ment dans cette affaire, la Chine n’a elle que très peu à gagner d’un point de vue poli­tique avec de plus des risques de déra­pages inté­rieurs pouvant rapi­de­ment dégé­né­rer. Si un conflit reste aisé à initier, ce surtout entre ces deux pays au lourd passé commun, plus diffi­cile est d’en sortir. Faute de vain­queur décla­ré, ce sont alors deux battus qui pour­raient se retrou­ver face à leurs opinions publiques les plus extrêmes. La popu­la­tion japo­naise ayant toute­fois plus envie de paix que d’une nouvelle guerre même écono­mique, une partie de celle-ci semble pous­ser son gouver­ne­ment à une solu­tion ména­geant la partie adverse.

Côté Chinois la situa­tion est quasi iden­tique hormis quelques exal­tés profi­tant de l’occasion pour passer leurs nerfs sur tout ce qui se trouve à leur portée. Après un statu quo pouvant durer plusieurs mois, devraient être présen­tées plusieurs possi­bi­li­tés de réso­lu­tion de ce conflit. Un grand pas et un excellent calmant seraient que le gouver­ne­ment japo­nais recon­naisse offi­ciel­le­ment les exac­tions commises lors de l’invasion de la Chine. Cet élément demeure en effet au centre de la plupart des accro­chages plus ou moins chro­nique, et il serait bien­ve­nu que le Japon se débar­rasse de cette « casse­role » vieille de plus de soixante ans. Le plus urgent reste à résoudre le conflit actuel, ce qui semble amor­cé, mais sans toute­fois pouvoir être certain d’un résul­tat pouvant conten­ter les deux nations.