Le monde du silence, mais seule­ment pour 48 heures

Photo : China­news

Depuis 48 heures la Chine est silen­cieuse. Soyez toute­fois rassu­ré, cela ne dure­ra pas et dès demain le brou­ha­ha habi­tuel repren­dra ses droits. La raison de ces 2 jours de rela­tif calme est le gaokao, l’examen d’entrée aux univer­si­tés. Routes barrées par la police qui va jusqu’à trans­por­ter les étudiants, chan­tiers de construc­tion en stand-by et taxis gratuits sont les éléments habi­tuels liés à cette période des plus tendues.

Comme vous pouvez le voir sur cette photo, les parents sont mis eux aussi à contri­bu­tion en régu­lant le trafic routier à hauteur des établis­se­ments scolaires où les jeunes têtes brunes jouent leur avenir. Encore quelques jours de pres­sion dans l’attente des résul­tats et les jeunes Chinois pour­ront lais­ser explo­ser leur joie ou lais­ser couler leurs larmes suivant les cas. Suivra ensuite le diffi­cile et tortueux choix de l’université.

En fonc­tion de son score, chaque étudiant doit en effet dépo­ser sa demande dans plusieurs univer­si­tés afin d’obtenir au moins une réponse posi­tive. Viser trop haut repré­sente toute­fois un risque puisque en cas de refus, ne restent ensuite que les établis­se­ments à la renom­mée plus faible. C’est le nom de cette univer­si­té qui déci­de­ra ensuite de l’avenir profes­sion­nel de l’étudiant, sortir des plus répu­tées étant une assu­rance quasi certaine d’un emploi raison­na­ble­ment rému­né­ré.