Le merca­to du 18e congrès a débu­té

Même si les nouveaux arri­vants ne vont que rempla­cer les partants, il est impor­tant que les nouveaux promus s’assoient sur des fauteuils propres. Comme pour le foot­ball la période des trans­ferts a débu­té avant la grande céré­mo­nie de remise des maillots qui aura lieu dans deux semaines. Le premier promu est Ma Xiao­tian qui prend la tête des forces aériennes. Âgé de 63 ans, Ma Xiao­tian n’est autre que le gendre du géné­ral Zhang Shao­hua, ancien membre de la commis­sion des armées et de celle de la disci­pline.

D’autres nomi­na­tions sont inter­ve­nues, ce toujours dans le domaine mili­taire, la nouvelle équipe devant pouvoir comp­ter sur la fidé­li­té des ses géné­raux. En tant que dicta­ture, le pouvoir chinois trouve en effet un impor­tant soutien auprès des diverses forces armées qu’il « chou­choute » en la moder­ni­sant, ce tant pour la sécu­ri­té du pays que pour assu­rer sa propre tran­quilli­té.

C’est une fois le bâti socle de cette nouvelle pyra­mide que pour­ront prendre leurs places les Xi Jinping, Li Ketiang et autres membres du sérail. Si ces personnes sont connues de longue date puisque nomi­nées par les appa­rat­chiks du parti unique, ce qui énerve la presse occi­den­tale est de ne pouvoir annon­cer avant l’heure le nom des « heureux gagnants » comme ils le font six mois avant les élec­tions dans les pays où la « parole appar­tient au peuple ». En Chine la popu­la­tion ne sait pas et de toute manière s’en moque dans la mesure où leurs futurs diri­geants se montre­ront à la hauteur de leurs attentes.

La nouvelle Madame Soleil qui a pris pour nom de scène Le Nouvel ‘Obs nous avait bien prédit un juge­ment de Bo Xilai avant le congrès, mais à part ces jour­na­leux de paco­tille, personne n’a sérieu­se­ment envi­sa­gé un seul instant que les diri­geants du PCC allaient s’encombrer de cette casse­role alors qu’ils ont dix ans pour finir d’écumer cette famille. Même si cet obstacle est deve­nu secon­daire grâce aux talents de ces envoyées au moins perma­nents dans leurs mensonges, rela­ter ce qui se passe en Chine lorsque l’on n’en sait rien va deve­nir de plus en plus diffi­cile dans les jours à venir. Une période silence donc durant ce merca­to avant que nos « infor­ma­teurs » disposent de la matière néces­saire à leur métier de désin­for­ma­tion.