Le jasmin a enfin trou­vé un inves­tis­seur

Le Guangxi produit a lui seul 80% du jasmin chinois ce qui repré­sente 60% de la produc­tion mondiale. Si une grande partie de ces fleurs sont origi­naires d’Hengxian, la taille réduite du district ne lui permet­tait que diffi­ci­le­ment de déve­lop­per ce marché. Si le ratta­che­ment offi­ciel à Nanning opéré il y a quelques années a permis d’améliorer sensi­ble­ment la noto­rié­té de la produc­tion, manquait toute­fois le nerf de la guerre : l’argent.

C’est à présent chose faite avec la créa­tion d’une chambre de commerce spécia­le­ment dédiée à cette acti­vi­té et d’un milliard de yuans prove­nant d’une entre­prise taïwa­naise. D’ici à quelques mois devrait sortir de terre ce qui sera le centre de recherche et déve­lop­pe­ment ayant pour fina­li­té de diver­si­fier l’utilisation de ces fleurs au parfum si subtil. Si le thé au jasmin reste le fer de lance de cette culture, vont venir progres­si­ve­ment s’ajouter d’autres produits tels que des huiles essen­tielles et des cosmé­tiques.

Un site dédié à la vente de ces produits, plusieurs restau­rants et un musée vont être ensuite construits sur le district d’Hengxian qui demeure la plaque tour­nante de ce commerce avec une produc­tion annuelle de 80 000 tonnes de fleurs exclu­si­ve­ment récol­tées à la main. Employant 30 millions de personnes, cette culture génère annuel­le­ment 20 milliards de yuans, ce qui explique l’attachement des auto­ri­tés locales à cette acti­vi­té qui génère de plus des reve­nus quoti­diens aux paysans sur une période allant de mai à octobre.

Cet inves­tis­se­ment est par consé­quent une excel­lente chose pour la région, ce même si elle renforce la présence d’investisseurs étran­gers à la région. Le Guangxi étant toute­fois depuis des siècles tribu­taires de ses voisins, cet inves­tis­seur taïwa­nais n’est qu’un de plus, les repré­sen­tants de l’île étant déjà très nombreux.

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Vit non pas dans une mégapole pleine d'expatriés, mais dans un village plein de Chinois. Pour le reste faut-il être diplômé pour comprendre le monde, chacun sa réponse en fonction de ses propres diplômes. La reproduction totale ou partielle des articles de ce site n'est en aucun cas permise sans autorisation.