Le chemin de fer chinois reste une entre­prise natio­nale

Depuis quelques jours circu­lait un bruit évoquant une possible priva­ti­sa­tion du réseau ferro­viaire chinois sous la forme de trois groupes distincts exploi­tant chacun un secteur parti­cu­lier. D’après plusieurs médias, ces trois enti­tés devaient être char­gées l’une des inves­tis­se­ments, la deuxième de la construc­tion alors que la troi­sième assu­re­rait l’exploitation.

Le chemin de fer chinois ayant été forte­ment secoué ces derniers mois tant par le limo­geage de son ancien ministre pour divers détour­ne­ments que par le déraille­ment de Wenz­hou ainsi qu’une succes­sion de dysfonc­tion­ne­ments, cette hypo­thèse d’une priva­ti­sa­tion était donc crédible. Dans la réali­té il ne s’agissait que d’une rumeur que vient de démen­tir le minis­tère au travers d’un commu­ni­qué offi­ciel.

Sans nier que le réseau ferro­viaire chinois avait besoin d’être réfor­mé en profon­deur, le nouveau ministre a tenu à expli­quer que ces modi­fi­ca­tions struc­tu­relles débu­te­raient dans les mois à venir, mais reste­rait sous l’entière respon­sa­bi­li­té de l’État. Pas ques­tion donc de priva­ti­sa­tion, du moins pour l’instant, ce qui ne signi­fie nulle­ment que cette idée est défi­ni­ti­ve­ment enter­rée. Les trois groupes distincts seront par contre eux bien réels et devraient voir le jour avant la fin octobre.