Le berger du FMI sera une bergère

La ChineSans être un expert ou un extra-lucide, je peux d’ores et déjà vous annon­cer que le futur patron du FMI sera une femme et Fran­çaise de surcroît. Sauf coup de théâtre peu probable, Chris­tine Lagarde, actuelle ministre de l’Industrie sera en effet l’heureuse élue à ce poste. Élue n’est d’ailleurs pas le mot appro­prié, dési­gnée ou impo­sée se révé­lant bien plus proche du résul­tat de ce que certains nomment préten­tieu­se­ment un consen­sus démo­cra­tique.

Pour l’Europe, il s’agit d’une bonne nouvelle puisque cet agré­gat de pays de moins en moins unis a bien besoin des fonds du FMI pour tenter de se sortir de la mare de boue où pataugent certaines nations. Bonne nouvelle égale­ment pour la Chine qui va trou­ver dans ce mono­pole de déci­sion un argu­ment supplé­men­taire pour peser sur la créa­tion d’un fonds asia­tique regrou­pant dont la monnaie devrait progres­si­ve­ment deve­nir le RMB en rempla­ce­ment du dollar US.

Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées, encore faut-il qu’il y ait encore quelque chose à surveiller et de quoi payer le berger.