L’axe du mal reprend du servi­ce avec Obama

obamaOn le pensait dispa­ru avec le chan­ge­ment de prési­dent, mais Obama vient de lui donner une nouvel­le couleur. De quoi s’agit-il ? De cet axe du mal listant un certain nombre de pays consi­dé­rés comme hosti­les. Initié sous G.W. Bush, cet axe des pays amis parfai­te­ment alignés retrou­ve une secon­de jeunes­se en venant atté­nuer les effets des révé­la­tions de Snow­den.

Pour Obama, il s’agit en prio­ri­té de se donner le beau rôle en recon­nais­sant que l’espionnage est une réali­té, ce dont person­ne ou pas grand monde ne doutait. Après avoir surveillé et écou­té sans discer­ne­ment l’ensemble de la planè­te, l’administration Obama promet de mettre fin à ces prati­ques en ce qui concer­ne « les pays affi­liés ». Pour les autres, cette mesu­re haute­ment hypo­cri­te signi­fie : « On vous épie, donc vous pouvez en faire autant », ce que les servi­ces d’espionnage faisaient même sans l’autorisation du gendar­me du monde.

Les perdants de l’opération de commu­ni­ca­tion U.S sont en fait leurs abon­nés qui se voient offi­ciel­le­ment priés de ranger le maté­riel autre­fois utili­sés pour surveiller leur « protec­teur ». Ces belles inten­tions de la part d’Obama sont par consé­quent à ranger aux côtés des nombreu­ses promes­ses élec­to­ra­les du genre « Je ferme­rai Guan­ta­na­mo », preu­ve que le « moi prési­dent » n’est pas une spéci­fi­ci­té fran­çai­se.

Pour conclu­re, il est utile d’ajouter que de maniè­re globa­le les popu­la­tions n’ont rien à faire d’être épiées jusque dans les derniers recoins de leur vie privée. Les révé­la­tions de Snow­den n’ont en effet susci­té que de vagues protes­ta­tions tant dans les opinions publi­ques que dans la clas­se poli­ti­que. Il est vrai qu’enfoncer une porte depuis long­temps ouver­te ne provo­que aucun courant d’air supplé­men­tai­re, ce surtout durant un profond sommeil.