L’armée chinoise joue aux paysans, ailleurs elle joue à la guerre

« L’armée n’a pas sa place pour contrô­ler les quar­tiers » a décla­ré hier le président de la France socia­liste au sujet de l’intervention des forces mili­taires évoquée par certains. Il semble qu’entre aller cogner « sur du musul­man » en Afgha­nis­tan et le même travail sur le terri­toire fran­çais afin d’assurer l’ordre public, la diffé­rence soit impor­tante, surtout celle idéo­lo­gique. Il faut dire que depuis quelques années nos mili­taires sont deve­nus un jouet au service de la déma­go­gie de certains poli­tiques et de l’alignement sur les thèses « haute­ment philo­so­phiques et démo­crates » du grand frère US.

En Chine, les forces armées assurent la protec­tion du terri­toire et de ses habi­tants et se voient confiées de nombreuses enquêtes judi­ciaires, ce qui était autre­fois le cas avec notre gendar­me­rie. En supplé­ment de ces missions, l’armée est régu­liè­re­ment réqui­si­tion­née tant pour ses moyens en maté­riels qu’en hommes pour venir en aide aux sinis­trés de catas­trophes natu­relles. Ces inter­ven­tions si elles sont toujours très média­ti­sées n’en sont pas pour autant inef­fi­caces, comme cela a été démon­tré à maintes reprises lors d’inondations ou de trem­ble­ments de terre.

Suite au passage du dernier typhon, ce sont les agri­cul­teurs qui se voient aidés par des bataillons de l’armée de terre, leur mission étant de remettre sur pieds des centaines d’hectares de champs de maïs couchés par la tempête. Une fois rele­vés les pieds de maïs, ceux-ci sont liés entre eux avant d’être tenus par un tuteur ou un autre pied ayant lui résis­té.

Rien d’exceptionnel dans ce déploie­ment de force, celui-ci étant des plus clas­siques dans un pays souvent rava­gé par les intem­pé­ries et la colère soudaine de la planète. L’armée n’a sans doute pas sa place pour jouer les paysans, mais en Chine il est habi­tuel d’utiliser les moyens dont on dispose en lais­sant les rêves aux enfants …