La Corée du Nord conti­nue de cher­cher des ennuis

Kim Jong IlVoisin et allié encom­brant, la Corée du Nord conti­nue d’accumuler les provo­ca­tions et l’on peut se deman­der ce que cherche ce pays sinon les ennuis. Le récent bâti­ment sud-coréen, vrai­sem­bla­ble­ment torpillé par l’armée nordiste n’est qu’un élément supplé­men­taire à ajou­ter sur la longue liste des accrocs en tous genres. Tir de missile, refus de se plier aux demandes onusiennes sur son déve­lop­pe­ment dans le nucléaire, le vieux diri­geant qu’est Kim Jong-il semble vouloir défier la planète, alors que dans le même temps son peuple vit dans une misère que seule l’aide alimen­taire Chinoise parvient à main­te­nir en vie.

Ce chan­tage perma­nent, s’il exas­père la commu­nau­té inter­na­tio­nale, n’est pas non plus toujours du goût de Pékin qui aime­rait voir se calmer ce voisin remuant, tout en étant obli­gé de le soute­nir du bout des lèvres pour de vieilles raisons idéo­lo­giques et histo­riques. À n’en pas douter, si la Chine déci­dait une inter­ven­tion d’envergure visant à inter­ve­nir dans ce pays, peu nombreux seraient les diri­geants à s’en plaindre. Certains vont même jusqu’à penser que si ce pays entrait au titre d’une région auto­nome ou autre dans le conglo­mé­rat chinois, cela s’avérerait un réel soula­ge­ment, ce qui a pour effet de donner un peu plus de poids à la Chine qui joue à merveille son rôle d’intermédiaire, et utilise au besoin les déra­pages du gouver­ne­ment nord-coréen à son avan­tage.

A chaque fois en effet que Kim Jong-il est pris d’une nouvelle crise folie, à qui demande t’-on d’intervenir ? Bien enten­du au grand frère Chinois qui en échange des services rendus en retire quelques accords de libre échange commer­cial, ou voit subi­te­ment un dossier dépo­sé à l’O.M.C se régler de manière étran­ge­ment rapide.

Toujours est-il que ce régime nord-coréen est un danger autant pour son peuple que pour le monde entier, créant de manière presque conti­nue des tensions qui un jour ou l’autre vont finir par mettre tout le monde en colère, ce qui n’est jamais bon pour la paix de la planète.

Il ne reste plus qu’à espé­rer que le gouver­ne­ment chinois se rallie aux demandes de sanc­tions après le coulage du bateau sud-coréen, ce qui ne pour­ra que renfor­cer la crédi­bi­li­té chinoise en Asie. Ce chan­tage exer­cé par le vieillard prési­den­tiel n’a que trop duré, et à trop tirer sur la ficelle, celle-ci risque de casser, mettant sur le derrière un Kim Jong-il que beau­coup aime­raient voir dispa­raître.