La Chine au plus haut dans l’espace, au plus profond dans l’océan

Alors que les trois astro­nautes chinois pour­suivent leur mission dans un calme appa­rent avant de reve­nir sur terre dans quelques jours, des choses se passent égale­ment dans les profon­deurs des océans. S’ils sont toujours trois et toujours chinois, c’est cette à 7020 mètres de profon­deur que sont descen­dus les océa­nautes embar­qués à bord d’un petit submer­sible.

Diffi­cile de ne pas voir dans cette coïn­ci­dence, qui n’en est sans trop de doutes pas une, la volon­té d’affirmer non pas une quel­conque supré­ma­tie dans ces secteurs scien­ti­fiques, mais simple­ment une exis­tence. Qu’il s’agisse des domaines poli­tique, écono­mique ou spor­tif, la Chine ne cesse de démon­trer sa présence, et il est donc logique que les aspects scien­ti­fiques se voient égale­ment inscrits au menu. En supplé­ment de ces aspects liés à l’image de grande nation que les diri­geants tiennent à mettre en avant, c’est aussi une manière de marquer son indé­pen­dance face aux grandes puis­sances histo­riques.

Même si celles-ci se reposent parfois bien plus sur un passé glorieux que sur un présent ou un avenir forts en inno­va­tion, le temps a fini par graver dura­ble­ment cette supré­ma­tie dans les esprits faisant de la venue d’un « petit-nouveau » un empê­cheur de tour­ner en rond dans ce cercle fermé des certi­tudes de supé­rio­ri­té.