Jour­née de soli­da­ri­té ? Vous n’y pensez pas !

Droits De L HommeUne des diffé­rences majeures entre les peuples fran­çais et chinois est que le premier attend tout de son gouver­ne­ment sauf de gouver­ner alors que le second ne demande que cela à ses diri­geants. D’ailleurs faudra-t-il un sans doute un jour modi­fier cette appel­la­tion pour une autre plus adap­tée comme voilier ou planche à voile. Vous me direz que ce prin­cipe est une base du régime démo­cra­tique, le peuple étant censé être déci­sion­naire, et ce, contrai­re­ment à la Chine.

Un exemple est la « jour­née de soli­da­ri­té » qui fait toujours autant de vague alors que son prin­cipe est diffi­ci­le­ment contes­table pour un peuple se disant fier de son huma­nisme allié à son titre de patrie des droits de l’homme. Il faut dire que l’un comme l’autre de ces termes a été auto attri­bué, la réali­té étant assez éloi­gnée de ce que certains voudraient être. Pour vous dire le fond de ma pensée et au risque de déran­ger, je suis person­nel­le­ment pour la suppres­sion de la tota­li­té des fêtes reli­gieuses, ce au nom de la sépa­ra­tion des droits entre l’état et l’église. Si prati­quer sa reli­gion est un droit, il ne devrait s’appliquer qu’aux seuls croyants à qui serait octroyée une jour­née de congé rému­né­rée sous réserve qu’ils four­nissent une attes­ta­tion de présence dans un lieu de culte. Cette dispo­si­tion aurait de plus un avan­tage pour le cler­gé qui serait de remplir les églises, ce qui ne se produit plus depuis long­temps.

Certains me diront que ces jours fériés sont une occa­sion pour les acteurs du tourisme de réali­ser quelques béné­fices supplé­men­taires, ce qui est vrai. Toute­fois encore faut-il que soient ouverts au public certains lieux dont les employés n’ont dès lors pas droit eux à ces repos, ce qui est assez inéga­li­taire. Pour en reve­nir à cette jour­née, la plupart des commen­taires suivant les articles trai­tant du sujet évoquent le fait que « travailler pour rien » n’est pas dans les mœurs. Il est vrai qu’accepter un SMIC qui place une bonne partie des Fran­çais juste au dessus du seuil de pauvre­té est large­ment plus valo­ri­sant que mettre en appli­ca­tion la doctrine huma­niste dont ces mêmes inter­ve­nants nous rebattent les oreilles à longueur d’année.

La soli­da­ri­té oui, mais sous réserve qu’elle soit finan­cée par l’état, qui pour le coup devient une enti­té tota­le­ment virtuelle, alors que concrè­te­ment c’est bien leur argent qui alimente ces diverses aides. La diffé­rence prin­ci­pale semble se situer dans le fait que dans ce cas, la ponc­tion se passe de manière inaper­çue et donc sans douleur alors que donner une jour­née de travail se situe à la limite du suppor­table. Allez comprendre …