Je ne viens pas en Chine pour l’argent, mais payez-moi tout de même

évolutionEn France la poli­tique et le foot­ball sont deux éléments indis­so­ciables de la vie. Si l’un de ces deux éléments est plus aisé­ment expor­table en Chine que l’autre, le coût déjà exor­bi­tant de cette impor­ta­tion de luxe s’accompagne parfois d’aspects qu’il aurait été préfé­rable de lais­ser à la maison.

Anel­ka et Tiga­na dans un même bateau c’est beau pour l’affiche, mais bien plus diffi­cile à gérer, surtout lorsque les résul­tats ne sont pas au rendez-vous. Limo­gé en raison des mauvais résul­tats, Jean Tiga­na refuse aujourd’hui de partir tant que ses anciens employeurs ne lui ont pas versé son année pleine de salaires. On est donc loin des annonces faites par l’ex-entraineur des Giron­dins qui clai­ron­nait avant son départ que l’argent n’était que secon­daire dans cette affaire.

Le plus amusant dans cette affaire de gros sous est que son prin­ci­pal détrac­teur n’est autre qu’Anelka qui au passage lui a raflé la place d’entraineur. D’une affaire franco-chinoise sur fond de foot, on en arrive donc à une querelle franco-française des plus tradi­tion­nelles avec pour base l’argent. Faute d’exporter le talent, on aura au moins réus­si à four­guer aux Chinois une de nos spécia­li­tés, mélange d’embrouilles et de coup de poignard dans le dos.

Si je ne suis pas certain que cela suffise à équi­li­brer la balance commer­ciale, je suis par contre persua­dé que doré­na­vant les équipes chinoises y regar­de­ront à plusieurs fois avant d’embaucher deux Fran­çais sous la même bannière. Sans doute s’agit-il là d’une excep­tion, même si la dernière coupe du Monde a démon­tré que certains footeux avaient quelques velléi­tés révo­lu­tion­naires.