Il sauve un enfant et se retrouve menot­té

Avec les tempé­ra­tures esti­vales les cas de noyade dans la région sont nombreux, une bonne part des victimes étant des enfants. Présu­mant de leurs forces et se baignant n’importe où, ce sont chaque année des dizaines de jeunes qui péris­sent. Certains ont la chance de s’en sortir grâce à l’aide des copains ou celle d’un témoin de la scène ayant le courage de risquer sa vie. C’est cette chance qu’a eue ce jeune homme de 14 ans qui était en train de se noyer alors qu’il se baignait seul à quelques centaines de mètres de chez lui. Secou­ru par un employé agri­cole travaillant dans un champ voisin, le jeune garçon a été sorti de l’eau, mais aussi rani­mé.

Ce genre de sauve­tages étant rares, les Chinois étant peu enclins à porter secours à un incon­nu, ce pour diverses raisons complexes, la télé­vi­sion locale a réali­sé un court repor­tage en inter­vie­want le jeune garçon. En ce qui concerne l’ouvrier, il a très rapi­de­ment expli­qué qu’il n’avait fait que ce que tout être humain devrait faire, sans tenir à s’appesantir davan­tage. Le lende­main de l’accident, deux poli­ciers se présentent au domi­cile du sauve­teur et lui passent les menottes sans que celui-ci n’offre la moindre résis­tance.

Est-ce là la manière en Chine de remer­cier le courage d’un habi­tant ? Non, la raison en étant toute autre. Le problème est que l’homme ayant porté secours au jeune garçon a été condam­né il y a plusieurs années à deux ans de prison pour divers petits vols et qu’il a oublié de se présen­ter à la prison. Iden­ti­fié grâce au repor­tage télé­vi­sé, les poli­ciers sont donc allés récu­pé­rer ce condam­né n’ayant jamais purgé sa peine. Si les deux ans sont le prin­ci­pal de la peine infli­gée, le souci est que s’étant déro­bé à la sanc­tion, ce sont quatre ans que devra effec­teur cet homme ayant pour­tant sauvé une vie.

La justice chinoise n’étant pas toujours aussi aveugle qu’elle est souvent présen­tée, l’homme a été relâ­ché après quelques heures en promet­tant toute­fois de ne pas quit­ter les alen­tours de son lieu de travail sans en aver­tir la police. Non seule­ment sa peine n’a pas été doublée comme la loi le prévoit, mais a vu sa peine initiale commuée en assi­gna­tion à rési­dence. Qui est bien, qui finit bien…

Source :gxwnews