Harcè­le­ment sexuel : regar­der oui, toucher non !

Il y a fort à parier que les problèmes de harcè­le­ment sexuel étaient moins nombreux du temps où toutes les Chinoises étaient habillées du seul uniforme impo­sé par le parti. Si l’idéologie a chan­gé, la manière de se vêtir de certaines jeunes femmes n’est pas sans éveiller le désir de toucher, ce qui ne varie guère d’un siècle à l’autre. Regar­der sans toucher, tel est en tout cas le cri lancé par certaines Chinoises lasses d’être impor­tu­nées dans les lieux publics.

Si certains évoquent la mise en place de mesures visant à réser­ver des compar­ti­ments au sexe fémi­nin comme en Corée du Sud, au Japon ou au Brésil, d’autres mettent en avant que la réelle solu­tion est d’imposer aux femmes une tenue « plus décente ». La réac­tion de certaines Shan­ghaiennes à ce qui les trans­forme de victimes en coupables ne s’est pas fait attendre en prenant le métro habillé de vête­ments que l’on trouve plus parti­cu­liè­re­ment dans les pays musul­mans et il y a peu en France.

Si la police a très média­ti­que­ment procé­dé à quelques campagnes d’informations, celle-ci ont bien plus pour conte­nu de former les demoi­selles à ne pas être » touchables » qu’à tenter de calmer les pulsions des hommes. Ne pouvant inter­ve­nir que dans le cas d’un harcè­le­ment consta­té par un agent de police, cette admi­nis­tra­tion se retranche derrière le fait que les plaintes sont rares et les auteurs diffi­ci­le­ment iden­ti­fiables. Le port de l’armure va-t-il être la prochaine parade à ces désa­gré­ments de plus ou en plus nombreux ? Si tel est le cas le paysage y perdra une bonne partie de sont pitto­resque.

Source : http://www.chinanews.com/