G20 ? Non, 0/20 !

La ChineD’après Michel Barnier, « la Chine devait être mise devant ses respon­sa­bi­li­tés » allant ainsi dans le sens des respon­sables Améri­cains qui allaient eux aussi montrer leurs muscles lors de ce G20 annon­cé comme explo­sif avec pour unique cible la cause éter­nelle de tous nos déboires. On allait voir ce que l’on allait voir, et fina­le­ment personne n’a rien vu si ce n’est de « petits toutous » venus manger dans la main de celui qu’ils ont eux-mêmes dési­gné comme étant l’homme le plus puis­sant de la planète.

Histoire de bien s’enfoncer, le gouver­ne­ment améri­cain avait quelques jours aupa­ra­vant injec­té 600 milliards de dollars par l’intermédiaire de la FED, perdant ainsi toute crédi­bi­li­té pour donner des leçons à quiconque. En signant juste avant ce sommet quelques contrats commer­ciaux avec le pays qui devait être cette cible idéale, la France a elle-même désa­mor­cé la bombe qu’elle était censée avoir créée avec ses alliés. Il ne restait donc plus grand monde pour repro­cher quoi que ce soit à la Chine, ce qui au final donne cette impres­sion d’un oral de contrôle où ceux dési­gnés pour faire passer l’examen se sont retrou­vés de l’autre côté de la barrière.

Même si cette déci­sion était prise de longue date, ce sont les candi­dats eux-mêmes qui ont attri­bué des bons points à la Chine par l’intermédiaire de l’augmentation des quotes-parts au sein du FMI. Si le Japon n’a rien dit, c’est sans doute parce qu’il n’a pas trou­vé ses amis tradi­tion­nels très en forme. Le premier ministre nippon aurait sans doute bien aimé mettre à l’ordre du jour public les problèmes de terri­to­ria­li­té, mais la posi­tion Russe alliée à un silence US sur le sujet lui a fait comprendre qu’il devrait se conten­ter d’un tête à tête avec le président Chinois.

Pas ques­tion non plus d’aborder le sujet touchant aux terres rares, où le quasi-monopole chinois avait pour­tant noir­ci les colonnes des médias la semaine aupa­ra­vant. Ce sera sans doute pour plus tard, beau­coup plus tard, lorsque le yuan aura été rééva­lué par la seule volon­té chinoise, que cette monnaie deve­nue tota­le­ment conver­tible rempla­ce­ra le dollar sur les marchés inter­na­tio­naux. Pour parler des vrais problèmes, et acces­soi­re­ment commen­cer à imagi­ner de les résoudre, faudra-t-il attendre encore, mais attendre quoi ? Sans doute que les écono­mies occi­den­tales auront implo­sé, ce qui permet­tra de dési­gner un coupable, toujours le même. Sans doute dans dix ans les discours n’auront-ils pas chan­gé, et ce, malgré des respon­sables poli­tiques diffé­rents, mais toujours aussi indif­fé­rents.

Il serait utile toute­fois d’envisager de chan­ger le terme de respon­sable poli­tique au béné­fice d’un autre plus adéquat tel qu’irresponsable poli­tique ou poli­tique tout court tant il appa­raît que le seul carrié­risme est le moteur qui fait avan­cer ces person­nages, et acces­soi­re­ment le monde.

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