Fusil à chiens ? Non arbalète !


chien
L’arbalète fait partie des inven­tions occi­den­tales malgré le fait que cette arme soit d’origine chinoise. Il s’agit sans doute d’un des nombreux trans­ferts de tech­no­lo­gies à titre gratuit ayant enri­chi le cata­logue des civi­li­sa­tions déve­lop­pées. En Chine, l’arbalète fait un retour remar­qué en béné­fi­ciant des dernières tech­niques en matière de maté­riaux, ce qui la rend plus légère et plus précise.

Bien que sa posses­sion et son utili­sa­tion soient stric­te­ment inter­dites en dehors des clubs de tir, les commer­çants en propo­sant plus ou moins sous le manteau sont nombreux. Si l’arme s’est amélio­rée, les traits (flèches spéci­fiques) ne sont pas en reste. Parfois utili­sés pour endor­mir sans bruit des animaux à des fins de trai­te­ments médi­caux, les projec­tiles peuvent égale­ment conte­nir des produits mortels.

En cette période d’hiver, certaines spécia­li­tés culi­naires font leur réap­pa­ri­tion. Parmi celles-ci, on trouve le chien dont la consom­ma­tion demeure impor­tante malgré une baisse progres­sive. Dans leur majo­ri­té, ces « plats de saison » sont réali­sés à partir d’animaux d’élevages. On peut bien sûr criti­quer cette tradi­tion du fait que pour bon nombre d’Occidentaux le chien est un animal de compa­gnie. Un agneau a beau être aussi beau et affec­tueux que certains chiens, il ne béné­fi­cie pas des mêmes atten­tions en étant arbi­trai­re­ment clas­sé dans la caté­go­rie « Bon à manger ». Il en est autre­ment pour de nombreux Chinois ne voyant là qu’un animal à la viande paraît-il déli­cieuse, ce qui est leur droit le plus abso­lu au nom des diffé­rences culturelles.

Le désir ou besoin de faire des écono­mies touchant tous les secteurs de la vie chinoise, les chiens n’échappent pas à cette règle avec de nombreuses dispa­ri­tions dès que les tempé­ra­tures chutent. C’est là que l’arbalète appa­raît avec une utili­sa­tion pour le moins parti­cu­lière. Circu­lant à bord d’une voiture ou en moto, les Guillaume Tell locaux repèrent leurs cibles qui sont des chiens errants, mais égale­ment parfois des animaux parqués chez leurs proprié­taires. Après la courte période de repé­rage, le conduc­teur baisse une vitre pour viser le chien loin de se douter de ce qui va lui arri­ver. Si cette chasse se fait géné­ra­le­ment en soli­taire, un binôme est un gage d’efficacité avec un conduc­teur et un tireur.

Une fois l’animal atteint, celui-ci s’écroule en quelques secondes en raison du poison violent conte­nu dans le projec­tile. Se greffe alors un autre aspect en supplé­ment de celui cruel et illi­cite. Le poison se diffu­sant rapi­de­ment dans le corps de l’animal, consom­mer cette viande repré­sente un réel danger pour la santé. De nombreux animaux se retrou­vant de plus sur les étals de bouchers peu regar­dants sur l’origine de la marchan­dise, cette viande peut être ache­tée par des personnes souf­frant de certaines affec­tions qui peuvent se voir ampli­fiées par la présence du poison, ce même si son effet tend à se réduire au fil des heures.

C’est ce qui explique que les services de police sont plus vigi­lants en cette période avec « pour cible » les commer­çants connus pour vendre ces arba­lètes. Le problème est que les contrôles étant moins fréquents le reste de l’année, les personnes inté­res­sées achètent ces arba­lètes en « période creuse ». Il ne reste donc que les camé­ras de surveillance qui en filmant un de ces assas­si­nats va donner de précieux rensei­gne­ments permet­tant la mise hors-service de ces tireurs fous.