Fêtes gâchées pour Li Dong­sheng

liEncore une tête qui tombe et cette fois du haut de la pyra­mide. Li Dong­sheng n’était autre que le vice-ministre du très puis­sant Bureau de la Sécu­ri­té publique. Sa tête et son « glorieux » CV ne figurent plus dans l’organigramme du minis­tère. Accu­sé de corrup­tion, Li Dong­sheng est le 8e membre du comi­té central a être déchu de ses fonc­tions et le deuxième d’un niveau minis­té­riel.

Cet ancien jour­na­liste et direc­teur de CCTV News n’aurait sans doute jamais pensé qu’une fois parve­nu à cette hauteur, il devrait répondre d’agissements depuis long­temps entrés dans les mœurs. On peut sans risque de se trom­per prédire d’autres fins de carrières anti­ci­pées, ce qui n’est pas sans inquié­ter ceux sachant plus ou moins que leurs jours sont comp­tés. Durant des décen­nies, le système poli­tique chinois s’est large­ment appuyé sur cette fine toile des cadres du PCC faisant respec­ter la ligne du pouvoir.

Sans ce soutien incon­di­tion­nel échan­gé contre de nombreux avan­tages, l’équipe diri­geante ne peut plus comp­ter que sur le peuple, ce qui explique la plupart des mesures visant à arron­dir certains angles et la multi­pli­ca­tion des dépla­ce­ments dans la Chine profonde. Cela suffira-t-il ? Réponse dans un an deux lorsque le plus gros du ménage aura été fait.

Ce genre de situa­tion ne peut bien évidem­ment arri­ver en France puisque le crime de corrup­tion est renom­mé prise illé­gale d’intérêts avec des sanc­tions se limi­tant le plus souvent à quelques années d’inéligibilité. En Chine, il est rare de voir les anciens condam­nés reve­nir sur la scène poli­tique en affi­chant un hymen recons­truit grâce aux progrès de la méde­cine poli­tique et à une forte dose d’anesthésiant élec­to­ra­liste. Démo­cra­tie ou manège pour enfant ? Vous choi­sis­sez !